Où est la classe populaire ?

Classes populaires, peuple, « délaissés », « invisibles »… Les catégories mobilisables pour incarner la contestation sociale actuelle pourraient être nombreuses. Et la question du travail semble plus essentielle que jamais pour penser les inégalités.

« Notre vie ne vaut pas mille €uros, et à peine 500€. » il faut croire que la qestion sociale de Rousseau est l’élément oublié de notre monde contemporain. Et si on inventait une prime à risques pour les pauvres concernés ? Eh, le fait d’être pauvre et de ne pas pouvoir s’alimenter, n’est-ce pas déjà un risque ? La longue séquence des « Gilets jaunes » est bien loin de représenter toute la population, tous les statuts sociaux, ou tous les problèmes individuels. Car n’oublions pas que ces gilets fluos sont tout de même des salariés, donc à plus de 1000€ par mois. Donc moins pauvres. Mais ils agissent… Pour qui ? Pour eux-mêmes comme égoïstes ou pour nous tous ?

La force de manifester sans le droit peut-elle aboutir à l’anarchie, sinon le totalitarisme voire la dictature ?

Si elle abuse de sa force, une majorité risque de remettre le droit en question ; elle doit savoir prendre une décision stratégique réfléchie, par exemple en utilisant les armes légalement constituées par l’Etat pour renverser ou modifier celui-ci. A condition que ce renversement ou cette modification soit l’intérêt de tous, et non seulement des seuls manifestants, qui sont de très loin, les moins malheureux.

Dans le cas contraire, une partie de la population encore plus légitime à se révolter, pourrait contraindre les premiers manifestants si majoritaires soient-ils à ne plus être utiles, une légitimité affaiblie substituée par une autre… qui pourrait déboucher ensuite par des communautés qui renverseraient d’autres communautés, une anarchie qui deviendrait ensuite totalitaire une fois qu’un groupe trouverait à se voir leaders du monde nouveau qui vient, au détriment des plus faibles… des invisibles ou inaudibles.

Ce qui est un monde nouveau et meilleur que le précédent pour les uns, est perçu comme une dictature pour les autres ! Sauf si les choix sont efficaces.

Le droit sans la force aboutit au « laisser-faire » ou confiance aveugle : la démocratie est affaiblie

Cette démocratie représentée par notre président actuel, Emmanuel Macron, par d’autres prétendument légitimes car élus aux suffrages universels : François Hollande, Nicolas Sarkozy, Jacque Chirac, François Mitterrand… Une démocratie qui, d’année en année, l’est de moins en moins, ou alors pour une partie de la population seulement.

Pour l’instant, la pensée humaniste va vers la « diversité »; les gilets jaunes, les travailleurs pauvres ou non car en fait ils le sont tous… les étudiants, les retraités.

Bientôt, au fur à mesure d’une véritable prise de conscience collective, j’ai l’espoir de croire qu’on se révoltera pour amélioer le sort des vrais gens : les chômeurs de longue durée qui n’ont rien demander que d’être des salariés comme les autres sinon mieux, et les sans domicile fixe qui n’ont rien demander que d’être des citoyens comme les autres.

Polémique sur le racisme

Que faire lorsque même notre 7e art et toute sa culture devient elle aussi problématique pour une partie de la population française ?

« Le privilège blanc » : un livre écrit par notre « idole » du football, l’est-il encore ?

Réduire des centaines de milliers de prolétaires à leur seule couleur de peau pour les dénigrer. Voilà bien une chose qu’aucun Blanc ne pourrait faire.

Mais à la réflexion, est-ce vraiment un privilège ? Car les mêmes n’hésiteraient pas à traiter de « bounty », « nègre de maison », « arabe de service » et autre « native informant » un racisé qui oserait exprimer un avis différent de celui que promeut leur soi-disant « progressisme ». Ils n’applaudissent Thuram que parce qu’il dit et pense ce qu’il est à la mode pour les Noirs de dire et de penser – du moins selon eux.

Combien y-a-t-il de Martin Luther King, aujourd’hui en France, au XXIième siècle ?

La suite de l’article est ici :

Louis de Funès contre Lilian Thuram – Causeurhttps://www.causeur.fr/louis-de-funes-contre-lilian-thuram-188104

Comment communiquer autrement : vérités simples à dire ou « Vérité » dérangeante ?..

Avoir des moyens colossaux en communication, un joli carnet d’adresses de +500 contacts sur son réseau LinkedIn/Facebook c’est bien, cela permet de raconter tous et n’importe quoi et même de montrer des images de soi-même plutôt osé ou d’autres images ! En effet, il y aura toujours du monde pour liker, partager, commenter (en bien ou en mal 😉 les publications.

Mais les gens, ont-ils la patience de lire le contenu, ou bien lisent-ils en diagonale ce qui est devant leur écran ? Et combien de temps visuel : 5 secondes, 1 minutes, 30 secondes, etc. …?

C’est aussi pour cette raison qu’il est inutile, voire contre-productif de vouloir rétablir la vérité à tout prix auprès de personnes qui, de toutes manières, ne vous croiront pas, et ont déjà décidé que vous étiez de parfaits coupables à leurs yeux, pis, plus vous chercherez à être convaincant, extravagant ou super génial, plus vous donnez des ingrédients à d’autres pour vous discréditer.

Bien sûr qu’à long terme, la vérité finit toujours par ressurgir, et qu’elle est importante. Tout du moins, une forme de vérité similaire ou proche qui vous prouverai que vous avez vu juste, envers et contre tous ! Mais tout seul, il est difficile sinon impossible de convaincre, immédiatement ou à terme. Il ne suffit pas d’être sincère, encore faut-il que tout le monde y croie -à cette sincérité qui elle aussi, peut émettre des doutes sur la profondeur du mot- pour que votre vérité vous serve, vous et votre cause. Et que vous puissiez augmenter d’autant plus votre notoriété, votre image, votre entreprise.

La meilleure attitude à adopter lorsqu’on ne vous prend pas au sérieux, qu’on ne vous croit pas, par le silence des autres ou par leurs contradictions, c’est de leur offrir la méthode de communication inverse : les laisser s’exprimer et aller dans leur sens pour mieux ensuite les éclairer sur d’autres informations auxquelles ils n’auraient pas penser, pas vu… Pour ensuite les ammener là vous où vous voulez les voir. C’est là une autre façon d’envisager la communication et d’être exactement là où on ne vous attend pas. Sans se justifier, sans s’excuser d’exister. Et la seule condition pour y arriver, c’est de s’autoriser à occuper toutes les places que l’on souhaite, pourvu d’être présent au bon moment.

Le racisme : as-t-on vraiment fait le tour du problème ?

je partage ici un billet pour vous chers internautes qui mérite d’être mis en avant pour lutter contre les consciences, les bousculer : ceux et celles qui pensent que seuls les africains du sud et du centre, voire les DOM TOM, les maghrébins et les juifs sont victimes du racisme. Quelle belle erreur, et ce billet bien qu’une goutte dans l’océan d’une société devenu trop complexe, est une belle preuve, bien écrite, qui montre que les vrais victimes du racisme ne sont pas ceux et celles que l’on croit. Comme s’il y avait des gens plus méritant que d’autres ou comme si une catégorie de populations devait être prise à partie, et que les autres victimes ne mériteraient pas d’être protégées. Ainsi va le monde, on ferme les yeux, on dénigre certaines populations victimes de racsime pour mieux choisir nos propres victimes afin de les protéger, comme si elles étaient les seules concernées ?! Eh non… Et depuis quand faut-il une médaille de la victimisation, depuis quand existerai t-il une hiérarchie des civilisations au nom d’une quelconque hiérarchie des formes de racisme. Nous sommes tombés bien bas. Voici :

Le lexique de la soumission – la petite banane

A propos de liberté d’expression

L’Islam interdit l’enseignement neutre et laïc, une goutte d’eau qui vient remplir l’océan.

L’abominable attentat perpétré contre Samuel Paty par un criminel fanatisé -un arabe, un musulman !- a suscité une indignation à la mesure de son horreur. Un attentat qui a aussi engendré un certain nombre de commentaires et propositions sur les réseaux sociaux -Facebook en particulier- qui témoignent d’une redoutable confusion, concernant notamment la notion de liberté d’expression et ses manifestations fallacieux. On confond, on mélange le sens des mots, et on se haït, pour rien !

Vers un bannissement/une sélection de l’échange numérique

Il en est ainsi parce que, depuis quelques décennies déjà, s’est développé un discours « dit républicain » qui a systématiquement transformé des notions tant juridiques, économiques et socio-culturelles sinon culuelles définissant les rapports entre l’Etat et les citoyens d’une part, et même entres citoyens d’autres part… En vertus morales que les citoyens doivent posséder et donc en critères permettant de stigmatiser ceux qui ne les possèdent pas : ainsi, un internaute soupçonné de sympathie avec une certaine droite dite « populiste », serait banni d’un groupe de discussion sur Facebook, ne verrait pas ses tweets publiés retweeté ou aimé sur Twitter bien que ceux-ci apparaissent sur le fil d’actualité après validation, rencontrerait tant de mal à obtenir une audience suffisante -un audimat suffisant- sur LinkedIn, avec seulement un certain nombre de vues, d’interaction, mais pas de réactivité, pas de Likes, ni de commentaires. bref, il est présent sur le web, mais dénigré de tous ! Est-ce cela, la démocratie, la « liberté d’expression » : voir sa liberté filtré -bafoué- ou modéré -interdite et surveillé par un ou plusieurs administrateurs- ou ne pas voir ses pétitions, ses remarques, ses commentaires respectivement sur change.org, Facebook et autres sites similaires, sur les sites médiatiques… Et puis il y a aussi « Front populaire » pour qui, on est en droit de se le demander quand on est « en isolement social », précaire, exclus, y compris par les gilets jaunes qui sont salariés, et de fait, exclues aussi ceux et celles qu’ils jugent peu.

Cheminement historique

L’opération a commencé par la notion de #laïcité. La laïcité inscrite dans les principes de notre constitution signifie que l’Eglise -fut-elle étatique en des temps reculés- n’enseigne plus sa religion dans les écoles, les places publics ; et en même temps l’Etat -au sens du civisme, des organes de décisions politiques- s’engagerait à ne permettre en aucune façon qu’elle soit d’autoriser une autre religion étrangère à l’histoire de la France, d’intervenir dans l’organisation de l’enseignement public. Cette notion n’est pas clairement inscrite dans l’essence de la Ve République : nulle part cette interdiction n’est mentionné dans les pages de notre Constitution. La Troisième République avait peut-être clairement imposée pour mettre fin à des confusions de l’enseignement public par l’Eglise catholique qui avait été instauré par une loi de… la Seconde République. Il a donc fallu du temps, un siècle et demi presque, pour que la loi de 1901 soit adoptée. A conditions que toutes autres religions acceptent de ne plus être visible.

La liberté d’expression elle, a pris près d’un siècle et demi pour être enfin réalisée. En effet, 1789 : prise de la bastille, 1792, convention, entre temps, on coupe les têtes… 1800 Napoléon Bonaparte, 1ère république, 1899 : Napoléon III…

Vient ensuite la révolution numérique

Combien de temps faudra- t-il pour qu’Internet devienne aussi un support de communication libre et sans restriction, à condition de rester courtois, sans suspicion et sans se voir interdit par ce peuple anonyme décisionnaire sans avoir à se justifier à propos de la question qui suie : « qui peut plaider de tous ses droits de citoyen sur le web » ? Faudrait-il un jour déclarer ouvertement une constitution démocratique numérique, une république parallèle du comportement et du droit d’expression ?

Les pratiques commerciales

Comme je souhaite être transparente sur mes pratiques commerciales, j’ai une liste d’annonces en vrac à faire ici :

➡️L’accompagnement individuel en scolarité/études et en carrière sera désormais facturé à la séance, compte tenu de ma volonté d’apporter un maximum de valeur en un minimum de temps (pour vous ET pour moi). La disponibilité par mail et messageries sera désormais possible entre et après la ou les séances, sans limitation dans la durée. ➡️Il faudra donc régler après chaque séance en présentiel, et en avance pour celles à distance, pour des raisons de trésorerie.

➡️Pour l’accompagnement sur la stratégie de contenu en marketing digital, il faudra fournir une déclaration de chiffre d’affaires pour que j’adapte mon tarif en fonction de vos moyens et verser un acompte de 25% avant de démarrer la prestation.

➡️J’ai également prévu d’associer mon image à des partenaires contre rémunération sur des ventes et de publier des liens d’affiliation. Bien entendu, ces partenaires sont cohérents avec les valeurs que je préconise et avec ma ligne éditoriale. Les liens d’affiliations me permettent de recevoir une part symbolique pour la promotion de produits qui me servent dans mon travail, principalement les livres d’autres militants, journalistes et intellectuels. J’estime que c’est un cercle vertueux : je mets en lumière les personnes dont je m’inspire, et je reçois une contrepartie symbolique, tout le monde y gagne. Dans tous les cas, je me porte garante et responsable des personnes et structures auxquelles je choisis de m’associer, et j’estime que vous avez le droit de me demander des comptes là-dessus.

➡️Enfin, j’ai bien conscience que tout le monde n’a pas les moyens d’investir dans de l’accompagnement. C’est pourquoi je choisis parfois d’orienter des prospects vers des services gratuits si je pense que c’est mieux adapté à leur cas personnel et je continuerai à fournir du contenu accessible gratuitement avec la même énergie et sans en négliger la qualité, même si les personnes qui payent et achètent sont désormais prioritaires. Donc je m’excuse d’avance si le contenu sur mes blogs tarde à être livré, je ne l’oublie pas pour autant.

💡Pourquoi de telles décisions ?

👉🏽En étant trop flexible sur les modalités de paiement et d’une valeur perçue trop faible, on oublie plus facilement de payer, voire pire, de s’investir. C’est une perte pour tout le monde. Cependant, il est de la responsabilité du prestataire de rendre son service attractif au lieu de gaspiller son temps à courir après l’argent.

👉🏽Il existe un réel malaise à concilier développement économique et éthique dans le monde actuellement. Pour autant, j’estime que ce ne doit pas être un frein pour utiliser les outils nécessaires à l’atteinte, voire au dépassement, de certains objectifs, à condition qu’ils soient bénéfiques à soi ET à l’intérêt général.

👉🏽Il est important, à mon humble avis, d’assumer les démarches commerciales, afin d’être transparent, authentique et en adéquation avec ses principes éthiques. En effet, la rigidité, voire l’hostilité, face aux pratiques commerciales, ne permet ni de combattre les abus, ni d’assainir ses propres comportements, au contraire.

L’instauration du communisme en France est-il possible ?

Pour la liberté : l’instauration du communisme en France ?

(Source d’inspiration : Pour le communisme, la liberté et la France- auteur : Ivan Lavallée citoyen de colombes et adhérent du PCF- aux éditions ACORT Europe_ janvier 2013)

Avertissement

Un livre  qui consolide le résultat de nombre de discussions et de débats passionnés, avec quelques camarades de l’auteur. Ivan Lavallée et ses camarades ont réalisé cette œuvre écrite pour les nouveaux sympathisants et les jeunes issus de la diversité et ceux qui participent au fondement d’une société communiste doucement mais sûrement ; à savoir revenir aux fondements de la lutte des classes, en rappelant certains repères  qui servent d’outils générateurs de l’engagement communiste, au-delà des manifestations bolcheviques et des organisations syndicales immobiles ; cette minorité de communistes veut mettre au grand jour, les problèmes de fond, des problèmes sociaux, pour que le combat continue et prenne de l’ampleur, qu’il sorte des rangs du courant de « la gauche plurielle » bourgeoise dominante. Ce groupe de communistes rêvent d’une nouvelle ère politique, économique et sociale : la fin du capitalisme issu de la défaite de l’URSS dans la guerre froide, qui a vu les rapports de force se modifier en faveur du capital. Une nouvelle génération de révolutionnaires qui referait l’histoire ; non à la vitesse d’une vie humaine, mais sur plusieurs siècles tenant compte des temps longs avec ses ruptures et révolutions. C’est entre le moment où le libéralisme disparaît et celui où un nouveau pointe, des monstres peuvent surgir : les communistes craignent le pire….le nationalisme sinon l’impérialisme !

La pensée communiste dit que les nouveaux arrivants viennent les rejoindre sur un évènement bouleversant tragique ou injuste de leur vie personnel, professionnel, social. Certains restent d’autres y font un détour. Ce fut mon cas. Je ne suis pas resté longtemps. J’ai participé à un congrès en décembre 2013, je ne me suis pas reconnu dans ce mouvement. Du moins il y a 3 ans. Aujourd’hui je suis retenté. Mais comment ? Avec quelles idées ? Dois-je m’autocensurer pour obtenir une place dans ce parti ?  Je vais donc décrire, analyser critiquer et/ou ressortir des idées de ce livre, quitte à bouleverser son auteur s’il passait par là pour découvrir mon article. Et qui sait ? Peut-être ne sera-t-il pas indifférent à mes idées !

Une analyse qui se base sur la même structure d’écritures :

  1. Les enjeux

Quelques outils conceptuels, marxistes, qui permettent de placer le contexte des implications et ouvrent à la compréhension des deux autres parties ;

  1. La crise

Cette partie développe une analyse sous un regard communiste –marxiste- de la crise qui se veut bouleversante pour le monde capitaliste ;

  1. L’utopie communiste : la vie humaine sans travail rémunérant ?

Cette partie est ce qui est impensable à tous points de vue sauf pour les communistes ! A savoir, refaire l’histoire par l’esprit d’un communiste et rappeler, au fond, ce qui pousse un être humain à devenir communiste.

1.     Les enjeux

Un grand remplacement : cette nouvelle civilisation

Pour les communistes français la crise actuelle qui perdure depuis 2008 n’est pas seulement une crise boursière, financière, économique avec retombées sociétales ; c’est une crise qui trouve sa source dans les débuts de l’histoire du libéralisme ; « la bêtise humaine » des élites. Pour ne rien arranger il y a une civilisation nouvelle qui « frappe à la porte » ; et pas la meilleure. Une nouvelle civilisation qui veut s’approprier tous les aspects de notre vie en société, les rapports politiques, associatifs et syndicaux, intégrant d’ailleurs les entreprises et les services publics, les réseaux associatifs. Des nouvelles valeurs imposées : culturelles, institutionnelles, religieuses, cellule familiale, genre et couples, orientation sexuelle, dénigrement, agressivité, mépris, amalgame, victimisation inexistante, propagande. Les relations internationales aussi, le rapport à l’environnement et à l’alimentation, les molards sur notre sol, les détritus jetés à tout vont sans respecter les riverains, l’art abominable trouvé sur tous les murs, admiré par les élites politiques qui ont décidé d’en faire un cheminement moderne de l’art contemporain. Contaminés, embobinés, aveuglés par cette civilisation : les communistes sont des victimes issues de notre communauté sur lesquelles la propagande aurait marché. Mais les communistes ne se résout pas seulement sur des luttes  de revendications matérielles, ils veulent aussi changer le rapport au travail ou la sauvegarde de l’emploi, par cette pensée ils rejoignent notre envie à tous de changer la république, de passer « à autre chose ». Il y a le mal-être : les revendications sociétales sans issue, les femens associé à la misogynie, l’homosexualité qui s’accorde avec l’homophobie, l’abandon scolaire des jeunes issus de la diversité qui rejettent le savoir à la française, le refuge dans le cannabis et le trafic en tous genres, l’alcool, les antidépresseurs ; l’Islam avec les intégrismes de quelque nature qu’ils soient, les suicides d’étudiants ou de salariés… Cette société est obsolète, elle nous rend malade, elle est mortelle. Et la trappe est à nos pieds : le public peut-être tenté par le communisme. Les communistes attendent le grand soir ; celui qui mène au remplacement « finale » d’une civilisation par une autre, l’anéantissement des valeurs d’antan pour les substituer au cosmopolitisme, une souveraineté mondiale sans nations, une mondialisation totalitaire, ce qu’ils appellent de leur vœu le plus cher : le bien commun. Pour eux, le socialisme n’est rien d’autre que l’alternative du capitalisme ; capitalisme sans laquelle les libéraux élitiques de classe supérieur ne seraient existés. L’esprit communiste la plus profonde confond Socialisme avec Social-démocratie à l’américaine. Ils pensent qu’il est temps de revenir au monde de l’Antique, le communisme : le bien commun indivis partagé entre tous et pour tous, sans inégalité, avec solidarité. Mais pour quelle civilisation ? L’autre. Cette nouvelle civilisation. Il n’est pas question que nous en faisions partie. Les communistes veulent le monopole du cœur, non seulement de la productivité en marche de l’économie, mais aussi l’écosystème. C’est par le communisme selon eux que l’écologie prendra toute sa source et solutionnera tous les problèmes actuels. L’auteur et ses congénères veulent contribuer à un début de programme politique futur, un projet communiste, sans tomber dans les lamentations et incantations anticapitalistes, encore moins socialistes ni seulement anti libérales, ni seulement un programme de campagne électoral. Le spontanéisme n’a pas sa place au PCF… pas plus que la vox populi.

 Un programme pour réaliser un projet

Pour les communistes un programme doit être appliqué immédiatement dès le 1er jour, à la plus haute responsabilité. On peut appeler cet aspect « les 30 jours » ou « les 30 premiers jours ». Mais il doit être pragmatique, autrement dit reconnu de tous et accepté par tous. Utopie. Un courant politique n’est jamais accepté à l’unanimité par la population d’une étendue territoriale, encore moins à l’échelle mondiale…par une civilisation unique, mélangée ; le cosmopolitisme implique forcément des inégalités, des conflits d’intérêts, de convictions, d’opinions… A moins d’avoir été élu à 100% au 2e tour d’une élection, si elle est mondiale encore moins ; ce n’est tous simplement pas possible. Si un programme communiste est établi, il est forcément fonctionnel par l’instauration d’un régime totalitaire, dictatorial. Un programme que les communistes voudront faire dans l’urgence. Ce programme doit être selon eux parfaitement conforme à leur projet, sinon, ils le considèreraient comme une variante de l’économie libérale actuelle. Un anticapitalisme, une opposition au système libéral. Le socialisme. Le socialisme dans l’esprit d’un communiste n’est pas un projet puissant et crédible mais plutôt un outil d’assimilation au capitalisme qui le rend plus fort voire le justifie. Les luttes ne sont pas des projets mais font partie plutôt de la logique du capitalisme, pour lui permettre de réguler la contestation sociale, éventuellement de le réorganiser pour mieux le renforcer, tout en maintenant sa domination tant sur l’économie que du point de vue idéologique.

Si ma description du premier paragraphe décrit bien la pensée communiste alors que font-ils dans les manifestations avec leur drapeau rouge si manifester c’est perdre son temps ? Si manifester c’est renforcer le capitalisme parce qu’une manifestation opposante selon eux n’est rien d’autre qu’une variante de l’économie libérale ? Pour le communisme décrit par l’auteur, lutter et faire des manifestations sur du long terme nuit à la crédibilité d’un courant d’idées, d’un mouvement, concrètement d’un parti. L’auteur prend pour exemple une référence historique de l’année 1831 : la lutte des canuts, évènement insignifiant, le mouvement révolutionnaire le plus pesant pour les pouvoirs en place de l’époque et le plus influent en cette année 1831 étaient représenté par les légitimistes –ancêtre spirituel des centristes de François Bayrou- drôle de référence pour démontrer les méthodes conceptuelles d’un programme communiste ! La définition du projet pour le communiste : un horizon et au-delà, une perspective intemporelle, les grandes lignes de l’avenir présentées sommairement sans détails de réalisation, les détails étant à rechercher dans un programme qui doit être le reflet du projet. Le projet trace les lignes de force, ce qui structure une société. Le communiste perçoit le capital comme un seul objectif : le profit ; Sa raison d’être : l’argent. Dans un minimum de temps, par asservissement de l’être humain en mettant celui-ci dans la précarité et la dépendance. Le communiste n’évolue pas. Il voit son usine, son lieu de travail comme Taylor le percevait au XIXe siècle. La segmentation des tâches par le travail totalement humain. Son monde est donc l’asservissement par d’autres qui veulent accumuler tant et plus de richesse, de pouvoir et de manipulation d’une minorité sur la majorité, et ce, la plus faible : des ouvriers à la chaîne futur pauvre du lendemain. Mais le communiste ne voit que le travailleur ; dès lors qu’un ouvrier ou tous autres travailleurs adhérents perd son emploi : il est rejeté par le communisme de la même manière aussi bien par le capitalisme. Le chômeur de longue durée est méprisé par les communistes tous comme il est méprisé par les autres courants politiques sans exception.

Les capitalistes –que sont les courants PS, MODEM et assimilés, LR et assimilés, et une partie du FN- ont un projet, c’est le libéralisme triomphant tant à l’échelle d’une nation qu’à l’échelle de la planète. Pour les communistes, c’est une mauvaise dictature des marchés élevés au rang de la divinité, incontournable pour ceux qui ne veulent pas les rejoindre. Comme si le communisme était « une bonne dictature ». La bourgeoisie française au sens large quant à elle, a un programme, c’est de casser tous ceux et tous ce qui pourrait encourager à la mise en place du projet communiste ; par des méthodes stratégiques : la propagande médiatique, la culture, d’entreprises, le « tous payants mais accessible à tous » (loisirs, sports etc.) ; de même que pour le capitalise Les pensions de retraites doivent être constituées non par la redistribution des cotisations sociales mais  par l’épargne individuel ; liquider l’Etat-Nation et remplacer celle-ci par une Europe lointaine libérale et anonyme. Les communistes, eux, veulent la mise en place d’un régime sécuritaire  mais superficiel pour manipuler les esprits qu’ils croient paranoïaques et autocréateurs d’insécurité ou d’agressions inexistantes. Les capitalistes encouragent plutôt à la fragmentation du peuple en plusieurs classes selon leur statut, leurs origines, leur corps de métier, le niveau de leur revenu ; ils ont un objectif parmi tant d’autres : casser le système traditionnel éducatif de Jules Ferry pour le substituer par une privatisation payante et sélective des institutions d’enseignements, détruire la presse libre par le remplacement de médias plus conformes à la grande marche du capitalisme. Tel est le projet des libéraux. Tel est autre, projet communiste.

Le communiste, a aussi un autre programme vs projet ; conçu par ses élites : « casser tous ceux et tous ce qui pourrait entraver la mise en place du projet. » « Anéantir ou marginaliser, amoindrir les droits civiques, pousser à l’affaiblissement notre civilisation vouée à disparaître. En commençant d’abord par la séduction avant l’assimilation, puis la marginalisation ou la dépendance totale au régime. Un peu comme si on séduisait le joli lapin sauvage qui, dressé, bien gras et bien doux sert son maître, excité, puis mis à mort. »

Tous ceux-ci m’amènes à vous rappeler que le communiste fait alliance au 2e tour avec le bourgeois socialiste partenaire des libéraux. Le communiste est donc ce « lapin sauvage, bien dressé », qui, par des luttes manifestantes et peut-être par l’écriture d’un programme contribue aussi au renforcement du capitalisme. Les communistes ont un projet qui repose sur une organisation structurée qu’ils appellent le « parti ». A l’échelle d’un mouvement qui pourrait devenir une nation, puis un monde si le communisme était au pouvoir. Pour le communiste, sans organisation profondément structuré et sans perspective intemporelle, pas de propagande possible, ou bien une dérivation vers un système d’alarme au service du capitalisme voire dans le pire des scénarios, une virée idéologique similaire au Parti Socialiste : la social-démocratie. Mais le communisme incarne le travail, et le travail des salariés déjà en place ; soit l’exploitation par autrui, au service du bien commun qu’est la société contemporaine libérale : le capitalisme ! Les sans-emplois n’étant pas prévus. Le communisme est donc une variante du capitalisme. Un peu comme l’énergie électrique : sans alternatives radicales ; négative et positive des points extrêmes ; pas d’énergie. Donc sans capitalisme pas de communisme. Et vice versa. A partir de cet éclairci on peut donc en déduire qu’il n’y a pas de passage vers une société humaniste, un système fait par le peuple et pour le peuple bien que mentionné dans la constitution de la Ve république ; puisque dans les faits il n’en est rien. Dans un système reposé sur le communisme l’éligibilité, la sélection naturelle ou économique, la réussite sociale de quelques-uns au détriment des autres seraient banni pour que chaque individu est autant de droit que l’autre. Sans l’individualisme, sans l’égo. L’enseignement de Jésus pris au pied levé ou au pied de la lettre, est-ce possible ? Ce ne sera pas le communisme qui mettra en place la volonté de notre Seigneur pour la raison évoquée au paragraphe précédent. Ensuite les communistes pour la majorité d’entres-eux ne sont pas croyants, leur base est reposée sur le matérialisme, la lutte des classes, et le bien indivisible pour leur peuple, fait par celui-ci. Et non un seul ou une minorité de maîtres. Certains livres se verraient banni de la société car considérés comme dangereux pour cette société communiste ; des livres qui pourraient donner des idées à leur lecteur. L’individu s’il est un membre du corps communiste ne doit pas développé sa propre opinion librement, il est supervisé. A l’instar d’une confession auprès du prêtre du village qui serait le maître spirituel incontesté des habitants comme à l’ère du haut moyen-âge (1450-1550). Pour qu’une société humaniste voit le jour il faut un développement des actions à tous les échelles y compris dans l’environnement, des forces productives : donc des gens qui travaillent. Qui seront supervisé par d’autres travailleurs, qui seront encadré par….Ne revient-on pas au capitalisme que nous vivons actuellement ? Mais une société prétendument dirigée selon le communisme, qui libère les hommes du règne de la nécessité… Il est assurément nécessaire de subvenir à ses besoins, faut-il alors être son propre entrepreneur ? Cultiver ses propres terres ? Ne revient-on pas au moyen-âge sinon plus récemment à la Renaissance (1550-1788), l’ère monarchique absolue de droit divin ? A quoi a servit alors la révolution française ? De même un tel niveau de développement n’est possible que si l’humanité toute entière est consciente de son importance dans la nature terrestre, mais aussi jalouse, protectrice de ses semblables…. N’est-ce pas là un virage vers le nationalisme du FN ? Protection communautaire, conscience de soi et des autres (christianisme). Un tel projet communiste ne peut être mondial, prendre en compte les problèmes de société en comprenant leur cause, c’est les relier entres-eux pour trouver leur lien logique et, avec le cas échéant un rapport social d’exploitation au travail car qui dit supervision dit encadrement et contrôle, et ainsi on arrive à la dépendance à autrui : l’exploitation. Vient alors l’action des forces productives, l’intervention/l’opposition : le droit de grève. La grève n’existe pas dans d’autres cultures ; les peuples n’étant pas identiques dans le savoir-être et les valeurs.

Comprendre les causes aux problèmes qu’elles génèrent ne peuvent se faire que dans un groupe qui partage les mêmes courants d’idées : donc une civilisation homogène dans son histoire, son mode de vie, ses ambitions. Le capitalisme crée des forces productives puissantes jusqu’à l’usure, puis ces forces sont remplacées. Soit par d’autres forces productives, des hommes plus dociles nécessitant des coûts sociaux moins élevés, soit par la robotisation qui trouve sa charge plus mesurée dans l’amortissement. C’est la mondialisation libérale. Ce concept de supervision évoqué plus haut par les communistes a déjà été mis en place par le capitalisme. Un capitalisme qui recrute les meilleurs et laisse dans le désarroi des pauvres ; remplacé par l’automatisme, la robotisation. A l’inverse du communisme qui veut semble t-il augmenté la capacité humaine de production, mais libre et sans dépendance, sans profit, donc sans monnaie d’échanges ? Un communisme qui se contredit puisque, comme dit au paragraphe précédent, l’humain est surveillé par l’ensemble de la collectivité, il est supervisé dans ses lectures, ses loisirs etc. Mais alors ? Supposons. Des ouvriers non encadrés dans un système sans argent ou les objets n’auraient plus aucune valeur ? L’anarchie productive. On comprend pourquoi les communistes veulent une organisation profondément structuré. Pour faire croire à l’asservi qu’il est libre ! Et s’approprier du reste. Les communistes veulent nous faire croire que le coût du travail (le salaire+les charges sociales) est moins élevé que le coût de l’amortissement. Qu’embaucher plus d’hommes fait augmenter la productivité et répond aux besoins humains, sans faire de profit. Mais c’est le profit qui fait la santé mondial, non ? Les salaires d’où proviennent-ils ? Une productivité mais sans délai de productivité imposé afin de permettre le bonheur, sans stress et avec une motivation au travail ; pour augmenter la capacité humaine mais alors la remplacer plus vite ; sinon augmenter le nombre d’unités produites. Car si l’on embauche en masse pour éviter la robotisation, on segmente le travail qui devient d’autant plus dur, donc on raccourci l’espérance de vie humaine. Le communiste veut la fin de l’automatisation productive génératrice de plus value en faveur de l’actionnariat : On parle aujourd’hui « d’économie sociale et solidaire » ou de « corporation » à terme. Mais puisque le capitalisme veut automatiser sa production par la robotisation au détriment de l’emploi : les communistes entendent pour les combattre se servir de ce projet pour lancer l’oisiveté : la robotisation produit, l’homme consomme.  Mais comment ? Dans un système communiste sans profit et sans monnaie d’échange ? Mais le communiste persiste dans son utopie : la lutte des classes en faveur du prolétariat doit être contre la robotisation productive et l’élitisme des richesses. Le thème récurrent de l’offensive capitaliste mondialisée repose sur la compétitivité ; mais encore…Le travailleur non déclaré, inculte d’esprit venant des confins africains, le trafic de faux, la concurrence déloyale, l’Upérisation de l’économie. La compétition ou la concurrence loyale et non faussé n’existe plus ; le besoin de main d’œuvre migratoire quand 8 millions de chômeurs bien de chez nous sont sans travail n’est pas un raisonnement humaniste ; La diversité et l’égalité pour tous, la marche vers l’économie socialiste ? Fantasme dépassé. La compétition ? Un mythe inventé par le capitalisme.

La propriété privée des moyens de production est un délit

En s’appuyant sur La thèse marxiste dans l’œuvre de son fondateur « Critique des programmes de Gotha et d’Erfurt » les communistes prétendent que la source de richesse humaine n’est pas seulement dans le travail ; la nature sans intervention humaine est aussi une richesse. Ainsi, comment peut-on dire que « dame nature » est une richesse si elle ne donne pas spontanément les ressources nécessaires vitales ? En vérité, la nature ne fournit pas spontanément ses fruits. Il faut bien la force du travail pour que celle-ci puisse devenir richesse : agriculture notamment. Et cependant il s’agit pour le capitalisme de la stérilisation en masse, de l’épuisement des ressources naturelles purement et simplement. A contrario, la source de richesse unique est bel et bien le travail. Mais alors si le communisme rejette la dépendance salariale à autrui, ou le statut salarié ce qui revient au même ; pour la substituer à un travail libre et indépendant : corporation, économie sociale et solidaire (ESS), artisan…. Alors on revient au XVIIe siècle. Tous le monde n’a pas la capacité de créer ses propres revenus, et les corporations voire ESS ne peuvent ou ne veulent accueillir tous le monde. Même dans le communisme il y aura donc des inégalités. Si la propriété privée est un vol pour le prolétariat qui ne possède rien, la propriété publique des biens indivisibles/moyens de production –pour lutter contre l’individualisme- ne sera pas accessible à tous. C’est donc là aussi un vol.

L’organisation du capital

Le capital est schématiquement organisé en trois grandes sphères d’activités, lesquelles sont interdépendantes les unes des autres mais entraînant parfois des contradictions :

  1. La sphère directement productive, là où sont fabriqués les produits destinés à devenir marchandises, c’est là où se situe pour l’essentiel le terrain de l’asservissement, c’est l’usine. C’est là que se constitue la plus value humaine de la force du travail, matérialisée par le prolétaire ;

 

  1. La sphère marchande, là où les produits deviennent marchandises par accomplissement de l’acte de vente. Le chiffre d’affaires. Se trouve les établissements administratifs ou, la place où se trouve le canal utilisé de vente (à domicile, télétransmission, par correspondance) ; bref l’endroit de tous le personnel commercial qui objectivement a pour intérêt immédiat de vendre ce que les ouvriers ont produits ; le profit obtenu sur la vente est la marge nette déduction des salaires et les frais de merchandising ;

 

  1. La sphère fiduciaire et financière, le capitalisme financier abordé ci-dessous ; autofinancé sur décision des actionnaires qui ne voient pas ou peu les deux sphères précédentes, et prennent leur décision en s’appuyant sur « leurs serviteurs les plus directes » : les cadres dirigeants des sièges sociaux et les banques ; mais qui sont les propriétaires du capital social de l’entreprise sans lesquels elle ne pourrait pas exister. Les risques pris lié au ratio apport/profit qui déterminent leur dividende ne sont pas basé sur le profit –le dénominateur- réel généré par la vente, mais sur un profit retraité, découlant des indications données par les marchés financiers anonymes qui dictent les valeurs, des valeurs souvent très loin de la réalité: prix des matières premières à l’échelle de l’Europe, moyenne des salaires par catégorie socioprofessionnelle, prévisions réalisées par secteurs et par branche d’activité, taux réel d’activité des salariés à un moment donné (sans tenir compte des pauses syndicales ou personnelles), etc.

 

Le capitalisme financier

Dans le système de production et d’échange capitaliste de ce début du XXIème siècle, les marchandises non palpables prennent de plus en plus de place dans la production et donc aussi dans la vie des gens : on les appelle des services. Le problème est que s’ils n’ont pas ce corps auquel Marx se réfère, ils ont bien une valeur d’usage, c’est-à-dire une utilité, et une valeur d’échange car il a bien fallu beaucoup de temps pour pouvoir les produire ; mais si les prestations de services n’ont pas de corps, elles utilisent en revanche des équipements et d’autres moyens pour s’accomplir et satisfaire le client. Cependant la notion de stock du service rendu n’a pas lieu et la valeur d’usage du service se détermine lors de l’échange soumis à l’appréciation de son destinataire. Qui en paie le prix. Un prix souvent déconcertant. Largement contestable et trop souvent bien au dessus de la qualité du service rendu. Le patron raisonne et justifie son acte de vente et la détermination du prix comme suit : Le coût de revient comprend les achats directes permettant la réalisation du service, les frais de fonctionnement (téléphone, énergie, local…) les charges sociales comprenant le salaire. On détermine le prix à payer si l’on ajoute une marge commerciale en partie pour l’autofinancement de l’entreprise, le reliquat restant versé aux actionnaires si l’entreprise est une société anonyme. Sinon un revenu personnel pour le commerçant si celui-ci gère seul son affaire. Une contrariété qui chamboule l’esprit communiste qui a une conception financière de l’entreprise bien particulière. La seule façon de donner corps à une prestation de services, c’est de convertir cette prestation soit en moyens de production dudit service, soit en monnaie (le prix de vente décomposé ci-dessus) qui est en quelque sorte, stockable sur un compte courant bancaire et permet ainsi l’accumulation d’un capital pour l’affaire quelque soit la taille de l’entreprise présence de salariés ou non ; cela dit nous sommes bel et bien au XXIème siècle, et l’argent n’est donc plus monétaire mais transactionnel : des paiements électroniques via des réseaux informatiques…. C’est ce qui a permis à présent la création et l’ouverture de marchés financiers après la création de banques des dépôts de 1958 : des marchés devenu indécents par la suite.

La finance est ce qui fluidifie la circulation du capital, la « dématérialisation » de la valeur à travers le prix et la monnaie électronique qui permet son paiement. Mais on ne peut pas échanger n’importe quoi et n’importe comment. L’économie sauvage n’existe pas, tous du moins elle est camouflé pour la rendre plus « démocratique » : la fixation du prix d’une prestation a ses limites de la même manière que tout dépend ce que l’on entend par « prestation ». Et les biens dit corporels mais détruits au premier usage –à contrario du bien durable qui diminue par voie d’amortissement- ne se valent pas tous, non seulement d’une catégorie déterminée dans une branche d’activité à une autre, mais encore au sein même d’une branche d’activité. En passant par l’équivalent-valeur comme la monnaie, ça permet non seulement l’échange, mais aussi la mise à disposition d’un capital disponible que l’on appelle en langage financier le « fond de roulement ». Traditionnellement on pourrait dire qu’il est plus facile de conserver un billet de banque dans un coffre fort fermé à clé, ou un effet de commerce quelque soit son montant, qu’un entrepôt de stock de voitures par exemple nécessitant plus d’espace, d’entretien. Mais le risque d’obsolescence à long terme est le même selon l’évolution de l’économie et l’orientation choisi par les pouvoirs publics. Les marchés financiers s’adaptent. Et pour les courtiers c’est un jeu. J’aurai pu citer un entrepôt de produits alimentaires, le risque d’obsolescence aurait été d’autant plus significatif. Une prestation ne se stocke pas. Seul peut-être son équipement selon la branche d’activité (shampoings d’une grande marque de salon de coiffure, produits de soin d’un centre médical) mais pas le service lui-même. La valeur d’usage de la monnaie et des instruments financiers en général, c’est l’échange qu’ils permettent, et la facilité de l’échange du bien. Cette valeur d’échange est déterminée arbitrairement par les hommes. Les réseaux informatiques ont de ce point de vue joué un triple rôle :

  1. L’accélération de la « dématérialisation » de la monnaie avec son côté plus souvent transactionnel informatisé que de main à main ;

 

  1. La possibilité de se passer des états et frontières plus encore qu’auparavant et plus souvent de toute autorité de surveillance ou système régulateur qui d’ailleurs en est partenaire ou dépendant, d’où des flux de capitaux non maîtrisable à l’échelle d’un individu ;

 

  1. La rapidité à laquelle les transactions peuvent s’opérer.

 

Bien entendu ces trois aspects sont intimement liés et expliquent bien des choses. La « dématérialisation » des instruments monétaires a accentué le « décrochage » monétaire et encouragé une manipulation au-delà de ce qui peut être acceptable démocratiquement. Ce qui a entraîné un développement sans précédent de la spéculation et l’apparition de ce que l’on peut appeler une économie virtuelle (titrisation, achats de devises, paris sur tous évènements quelconque y compris humanitaire bientôt), la finance est devenu une bulle dont seule les initiés ont le mode d’emploi : trader/courtier, rentier, actionnaires… Cette caractéristique trompeuse, de la finance fait aussi que les entreprises se déterminent et fixe l’état des marchés (emploi, commercial, bancaire) en fonction de cette « bulle ». Une bulle qui génère des dettes inexistantes, des besoins d’ordres psychologiques (renouvellement de son mobile tous les 2 ans, son téléviseur, son réfrigérateur dont la fabrication est conçue de telle manière que les biens sont de durée de plus en plus courte) aboutissant à la surconsommation au détriment de la « consommation intelligente ». C’est encore pire pour ce qu’on appelle les ventes à tempérament, qui non seulement sont de la pure spéculation, mais sont basées sur une escroquerie légale et une incitation à encore plus de spéculation. Vient ensuite depuis peu l’upérisation de l’économie : de particulier à particulier. L’économie devient telle qu’elle est déclassifiée selon les territoires, le statut social dominant incitant ou permettant à terme de créer des économies dans l’économie. Economie souterraine, économie parallèle, communauté fermée etc. L’économie mondiale est devenu tellement libérale et capitalistique que tous s’achète et tous se vend, sans aucune moralité. Les courants d’idées communautaires, partisanes ont le choix de favoriser cet aspect en tant qu’acteur, de la préférer passivement, d’influencer le laissé faire ou de s’y opposer. Et On peut même éliminer ce qui « marche » pour remplacer par « l’absurdité ». Une entreprise côté en bourse –ou non d’ailleurs car elles ne le sont pas tous- bénéficiant d’une certaine notoriété et d’une image de marque, peut être saine, avoir des carnets de commandes bien remplis, une trésorerie positive ; une simple rumeur ou une croyance dans l’opinion publique voire médiatique et pas forcément avérée peut, sur un court délai faire disparaître l’entreprise en question. Les entreprises elle-même peuvent être vu comme des marchandises ; ou des organisations précaires à durée limitée. On peut citer l’exemple flagrant d’un traiteur gastronomique remplacé par un restaurant Kebab ou encore la fermeture d’INTERMARCHE et la construction d’un établissement à caractère spirituel incompatible avec notre civilisation. On peut citer les associations qui pour la plupart d’entres-elles vivent de subventions principalement, bien que l’appel aux dons peut être efficace, cette dernière reste la deuxième recette d’un budget associatif. Les marchés financiers sur lequel compte l’Etat, peuvent décider une orientation quelconque, et c’est toute l’économie qui s’en trouve changé ; les associations y compris les plus importantes pourraient se voir affaiblis d’autant ou voué à disparaître. Et bien cela est aussi vrai pour un parti politique ou un mouvement idéologique. Le PCF lui-même est à la merci du libéralisme. Comment peut-on affronter Goliath si l’on est dépendant de ses pouvoirs ? Le caractère capricieux est à la base de l’équation ce que le beurre est à base de lait, quand il s’agit de réaliser un profit pour le capital financier.

L’apparition des flux financiers à très court terme est la conséquence d’incertitudes accentuées par les réseaux informatiques qui permettent ainsi une spéculation rapide et à haut rendement susceptible de déstabiliser des pans entiers de l’économie, tant local, national que mondiale. Tous se jouent en bourse, et rien n’est affecté à l’économie réelle. Les projets industriels ne sont plus financés que par des rumeurs. On parle de banques qui risquent des investissements en utilisant l’argent des ménages quelque soit la nature de leur revenu avec opacité (le client ne le voit pas sur son relevé bancaire) : RSA, allocations, salaires etc. Tous ceci conduit des multinationales auparavant productrices de biens de consommation à acquérir par voie de fusion/absorption la possibilité de mobiliser une grande masse de capitaux pour n’être plus qu’un opérateur financier, qui laisse la possibilité à des franchises courageuses d’exploiter sa marque. Le groupe DANONE par exemple qui ne produit plus lui-même ses biens de consommation mais qui finance certes des partenaires exploitant la marque et qui fabriquent les produits ; DANONE qui joue sur la finance, appose sa marque sur les produits fabriqués, sponsorise l’industrie du cinéma et les évènements sportifs, vend ou ferme telle ou telle site de production lui appartenant encore, délocalise sur les territoires au bas coût pour faire travailler une main d’œuvre docile et pas cher, non revendicative ; pour avoir toujours plus de liquidités ou entretenir  sa réputation sur les marchés, sans pour autant que ledit site ait quelque difficulté que ce soit du point de vue logistique, productif, commercial…

2        La crise

Elle n’est pas finie. Devenue semble t-il indéterminée voire fatale pour beaucoup d’entres-nous. La crise du capital, économique et financière trouve sa source dans l’histoire depuis le XIXe siècle précédant la crise de 1929, puis elle a réapparut plus forte à l’issue de l’effondrement de l’URSS, elle est encore là aujourd’hui ; elle a comme fond, dans le cadre d’une économie désormais mondialisée, une suraccumulation de capacités de production localisée dans des pays –et notamment la France- et des secteurs déterminés, que les libéraux n’utilisent pas : les laissés pour compte. Cette crise est accompagnée d’une accumulation de trésorerie à grande échelle inédite : des ressources financières constituées de plus values dégagés par des placements juteux fait à partir de risques d’investissements, de paris, de rentes offertes par une multitude de croyances en l’économie qui n’ont jamais été réelles. Le déroulement de cette crise cyclique s’effectue dans un contexte historique de l’ensemble : un composant d’une crise bien plus importante, une crise des civilisations. Ceux qui ont la chance d’avoir un emploi aujourd’hui, en font les frais par les cotisations et les charges fiscales qui servent à financer l’absurde : des dettes qui n’en sont pas, et une population inactive –la nôtre- qui ne demande qu’à travailler comme les autres. Et ce n’est que le début. Car viendra un jour où c’est cette minorité communautaire européenne à peau clair qui financera l’inactivité réelle de cette autre civilisation que les communistes idolâtrent aveuglément. De façon immédiate, l’ensemble de la population en bonne santé et en âge de travailler  est soumise à un ensemble de mesures de la part des gouvernements successifs depuis 1983, mais aussi les entreprises ! Leur but : faire retomber tous le poids des inconvénients de cette crise sur le prolétariat, tout en modifiant les rapports de force en faveur du capital, qui résulte de la montée du chômage pour aggraver encore les conditions salariales. Dans un horizon temporel un peu plus lointain, les plus fragiles et les plus dominés auront à faire face à l’interpénétration issue de la crise mondiale : la crise alimentaire qui frappe des populations très vulnérables et les impacts sociaux d’une crise de changement climatique dégradant. Le capitalisme tous comme le communisme sont non seulement des systèmes dits « économiques » mais systèmes de domination sociale au profit des plus vicieux : je nomme les bourgeois. La classe moyenne, les élites comme Jean-Luc Mélenchon, qui vivent dans les beaux quartiers de Paris mais vont séduire le peuple « n » pour l’amadouer, faisant mine d’en être proche. Une minorité de nantis parmi les nantis, d’accords entres-eux et avec les autres adversaires politiques à l’abri des caméras, dans les « coulisses » du visuel apparent qu’est la diplomatie télévisuelle. Ils se hiérarchisent presque inconsciemment, à l’échelle d’abord européenne, puis mondiale selon les circonstances et quand des intérêts sont mis en jeu. Bien évidemment les laissés pour compte, les chômeurs, n’y ont pas accès. Et sont inaudibles dans ce système hermétiquement fermé. L’expression leur est interdite. Nous sommes en plein capitalisme mais rien ne me donne envie de croire que le communisme serait différent à cela près : le capitalisme est un système dont l’activité est entièrement tournée vers la préservation et l’accroissement des richesses et donc du pouvoir élitique qui en est la condition. Ce qui le différencie quelque peu du communisme, pour les raisons évoquées en première partie. Dans la pensée communiste le capitaliste cherche à préserver à tous prix la domination sociale surtout en période de crise, ce qui est le cas encore aujourd’hui. On peut citer pour exemple la tentative plus ou moins réussie de la sauvegarde du système lorsqu’en septembre 2008 la faillite de Lehmann Brother –une simple banque ! S’aurait été inimaginable il y a 20 ans- a menacé d’effondrement le système financier mondial tout entier. C’est dire à tel point que le monde de la finance est devenu tellement précaire, fragile, qu’une simple banque dans le monde quel qu’en soit la notoriété de celle-ci et sa taille, si peu qu’elle commette des erreurs à son niveau, peut anéantir tous un pan de l’économie d’un continent comme l’Europe, marchés financiers inclus.

Dans notre système actuel on assiste ainsi à l’exploitation, le dénigrement, l’asservissement sinon la marginalisation, sans limite, jusqu’à épuisement. Marx avait cité : « dans toute richesse il existe deux sources : la terre (moyens) et le travailleur (le capital humain) ». C’est un raisonnement écologique…. Dépassé pour comble ! La production capitaliste ne connaît qu’un seul but : transformer l’argent pour avoir plus d’argent.

Auparavant, l’accroissement du capital fictif était un phénomène de courte durée, tout au plus de 1 à 2 ans de placement, que l’on peut retrouver dans l’Histoire à la source d’un début de chaque crise. Aujourd’hui, la multiplication du capital fictif est devenue la caractéristique principale.

1983 est l’année où François Mitterrand a décidé d’abandonner ses valeurs socialistes et depuis 2003, des inégalités sociales flagrantes sont apparus basées sur des critères humains (apparence, âge…), d’où l’apparition du mal être, de perte d’identités, d’exclus sociaux. Les multinationales ont profité de cette dernière fâcheuse tendance pour constituer leur accumulation de capitaux auto-entretenue dans une sphère invérifiable car irrationnelle de fait : la finance. Seul les PME continuent d’investir leurs capitaux dans l’économie réelle. Autrefois l’énorme gain de productivité qui a suivi la seconde révolution industrielle fin du XIXe siècle-début du XXe siècle entraîna d’une part une élimination massive du travail artisanal. Aujourd’hui, le stock excédentaire se manifeste à travers un excès de production invendu, non pas tant du fait d’un nombre de personnes insuffisants pour les acheter, mais parce que la concentration des richesses et le niveau des prix fixés sur les marchés sont devenus progressivement tellement élitiques et ce depuis maintenant un siècle, qu’elles tendent à exclure une proportion croissante de la population qui de fait, se trouve dans des besoins inassouvis. Si ce « processus de production » de l’industrie financière s’enraye, c’est toute l’économie qui s’effondre. Ainsi, dans ce processus de financiarisation, pour les libéraux le rôle du « capital fictif » est essentiel.

Le capital fictif : où et qui ?

L’essentiel à retenir repose sur les éléments suivants :

  • Le lieu de formation par excellence du capital fictif se situe dans le système du crédit, soit le système bancaire. Et l’on trouve aujourd’hui à l’intersection des entreprises, de l’Etat emprunteur aussi d’une part, et des banques dites de « dépôt » d’autre part : les bourses, les banques d’investissements et autres établissements assimilés, similaires ; mais aussi les fonds de pensions des caisses de retraite privées, les organismes de placements sous formes de titres (OPCVM et SICAV).

 

  • Le G15 est véritablement le cœur du capitalisme financier, la cellule de décision des grandes orientations politiques libérales de demain ; à l’instar du SFIO du XXe siècle qui fut la cellule de décision des élites communistes pour les projets qu’ils n’ont pu mettre en place, l’idéologie capitaliste ayant remporté la victoire dans le courant des idées.

 

Les origines de la crise dans la sphère financière

La crise qui éclata dans la « bulle » élitique du marché immobilier au sommet des USA s’est constitué petit à petit depuis concrètement 2001. Soit presque au même moment que le remplacement des monnaies nationales des pays européens par l’€uro.

D’où les grandes vagues de dérèglementation des marchés financiers à compter de 2010 –et non depuis les années 70 comme le prétend l’auteur- avec spécialement la « libéralisation » des taux de change des monnaies extra UE –le dollar, le yen etc.- et des taux d’intérêts rattachés principalement aux emprunts ; les ménages ne pouvant que peu ou prou emprunter, la barre des critères de validation des demandes de prêt étant de plus en plus inaccessible.

Les origines de la crise dans la sphère réelle

Certains des facteurs majeurs de la crise sont de nature « réels » et liés à l’austérité : la crise des subprimes, par laquelle de nombreuses familles pauvres aux Etats Unies se sont retrouvés en défaut de paiement de leur logement acheté à crédit ; la crise s’explique aussi par les politiques néolibérales menées depuis 30 ans qui dégradent les conditions de vie des ménages, et poussent à la rigueur ; ainsi ces politiques qui brisent la notion du mérite au sens humain –et non au sens que le définit Nicolas Sarkozy- donnent une valeur indécente aux salaires versés comparé à la motivation des personnes ; ce sont des politiques qui remplacent la stabilité et la fixité au travail, par la précarité de l’emploi, rendant le chômage une règle courante et le salariat une exception, un luxe inaccessible pour beaucoup d’entres-nous ; des politiques enfin, qui ont brisé la demande et actionné des ressorts rendant la crise artificielle, voire incompréhensible, mais aussi insoutenable. Lorsque les politiques LR et PS décrivaient un retour à la croissance de 2007-2015, ils parlaient de données offertes par l’INSEE qui se base évidemment sur des éléments sélectionnés, restrictives, filtrés, basés sur des sondages et des recensements à partir d’un « échantillon… ». Comme ils disent si bien. Dans une société où des masses d’individus toujours plus nombreuses, s’accroissant d’année en année, qui sont sans ressources et sans droits, exclues de ce système prétendument « démocratique » où tous le monde n’est pas traité de la même manière que son prochain, l’élargissement des débouchés offerts aux propriétaires du capital pouvait seulement retarder la dévalorisation des capitaux replacés sur les marchés financiers pour obtenir d’autres plus values, mais certainement ne pas éviter les conséquences absurdes à propos de la vie humaine à présent.

D’où dans cette sphère, la catastrophe actuelle qui perdure.

La fuite en avant

Le capitalisme financier ne peut survivre que s’il réussit à ramener toujours plus de valeurs futures vers le présent. C’est ce que l’on appelle faire des « paris » ; établir des placements juteux, investir des titres en se basant sur des prévisions qui plus est, tendent aujourd’hui à ne jamais se réaliser. C’est pour cela qu’aujourd’hui les produits financiers sont devenus des biens, de la marchandise. Alors que la production de valeurs dites « réelles » des biens palpables en nature et non financier, se rétrécit. C’est la mutation du capitalisme sur un système basé sur des prévisionnels qui a permis de nouvelles marges de développement, au détriment de la « marge commerciale » dégagée sur la production humaine, issue de l’économie réelle. Ainsi, le salarié n’est plus évalué selon ce qu’il a accompli, dans l’esprit de l’actionnaire, mais sur ce qu’il va faire en prévisions dans le futur. Sa valeur future. Alors il est évalué non seulement sur une capacité productive qu’il n’a pas encore atteinte et qu’il ne pourra peut-être jamais atteindre, mais aussi sur ce qu’il « sera » demain, son comportement humain au travail. D’où l’étude du comportement lors des phases de recrutement, des entretiens annuels aussi. D’où la fâcheuse tendance à des licenciements économiques dites « boursiers » ou encore la fermeture de succursales voire délocalisation. D’où encore la période d’essais au contrat de plus en plus difficile à traverser pour « se faire accepter » par l’entreprise ; d’où les stagiaires tous confondus à qui l’on demande d’être productif pour un/des métiers dont ils n’ont pas encore les compétences, ou qu’ils ne connaissent pas, à supposer qu’ils veulent y faire carrière ce qui n’est pas certain, à l’instar de l’intérimaire à qui l’on demande de connaître l’entreprise et de maîtriser son futur poste avant même d’y avoir mis les pieds. L’expansion du capitalisme attaché à l’industrie financière se heurte cependant de plus en plus à ses limites : l’automatisation (coût de l’amortissement moins élevé), la masse populaire au chômage considéré comme un stock de biens disponibles que l’on piocherait et reposerait au gré des besoins financiers, non considéré donc en êtres humains à la recherche d’un sens à leur vie, car sans travail ; l’entretien d’une population d’ aristocrates modernes, toujours présentes et non contesté par les prolétaires. Pour que la production de titres puisse jouer le rôle de moteur et relancer l’ensemble du fonctionnement capitaliste, l’émission des titres doit être supérieur et plus rapide que la productivité des secteurs clés sur lesquels sont basés les prévisions dans l’économie réelle calculées selon l’historique des flux réalisés. L’émission de titres de placement à investir est soumise à une croissance superficielle mais exponentielle, car elle doit en permanence transformer en capital immobile de nouvelles prévisions budgétaires tout en trouvant, sans pause, un remplacement des autres titres obsolètes cédés pour l’occasion à de futurs acheteurs ; l’immobilisme des capitaux étant de plus en plus court dans le monde des finances. Ce qui aggrave le problème, c’est que le prélèvement des valeurs données en prévision ne peut marcher que si les titres proposés se réfèrent à un secteur de l’économie réelle prometteur de gains futurs. De la science fiction libérale ? Pas sûr.

A l’ère de Ronald Reagan, c’était l’émission d’emprunts d’Etat constitué en bons de trésor américain qui pouvait identifier l’état de santé des Etats-Unis. A l’ère de la « nouvelle économie » du XXIème siècle, c’était les Start-up à l’issue de la création d’Internet (2001) : les Start-up ne sont rien d’autres que des entreprises d’environ 50 salariés tout au plus agissant en qualité de sous-traitants pour le compte d’opérateurs financiers que sont les grandes marques à l’origine des multinationales actuelles.

De 2003-2009, c’était l’immobilier dont les prix semblaient pouvoir grimper sans limite, et les matériaux de constructions n’étant pas aussi solides qu’au XXe siècle, les prix sont fixés à présent selon les marchés financiers –encore une fois- et non en fonction de la qualité de la pierre. Si de tels secteurs venaient à manquer, le capitalisme financier maintenu en vie par des paris sur des prévisions presque irréalisables, peut un jour disparaître. Supposez un bug informatique à l’échelle mondiale. Cela dit, depuis 2008, l’expansion des produits financiers a pu continuer. Les banques centrales dites banques nationaux, non seulement ne sont plus que des institutions mortes obéissant à la banque centrale européenne, qui elle-même obéit à la FED. La FED non seulement distribue l’argent à toutes les banques continentales du monde entier, et notamment la BCE, mais aussi indirectement aux banques d’investissements, leur proposant des montants à crédit d’un niveau faramineux et à des taux d’intérêts proches de zéro. Certaines d’entres elles sont « les poubelles de la finances ». Des institutions chargés d’acheter des titres qui ne trouvent plus preneur sur le marché comme garantie pour accorder des crédits aux entreprises, et ces institutions nettoyeurs de la mauvaise finance achètent les emprunts de leur propre nation où ils sont implantés pour refinancer leur puissance publique déjà bien faible. Il est clair qu’à terme on ne peut pas casser un processus de crises cycliques avec de telles mesures, on ne fait que repousser le problème tout en lui attribuant de nouvelles solutions superficiels ; afin de travestir la vérité.

L’effondrement du système financier : un mythe ou une possibilité ?

La volonté de faire des économies budgétaires est mise en œuvre de manière drastique et inégalitaire sur le dos de ceux qui sont considérés comme « inutile pour le système ». Nominativement il s’agit des chômeurs de longue durée et des sans logis. Comme dit plus haut, il s’agit des laissés pour compte. En vérité, ce n’est pas pour rembourser les dettes de l’Etat issues de l’économie réelle qu’on marginalise une catégorie de population, mais pour maintenir le plus longtemps possible un semblant de crédibilité face aux marchés financiers dont l’Etat dépend malgré elle, dans le but de pouvoir continuer à emprunter. Car il n’y a plus d’Etat puissant, l’Etat providence contre l’Etat gendarme en d’autres termes l’alternative « socialistes Mendès France vs Conservateurs en tous genres chiraquiens » n’existe plus. Notre Etat actuel est une organisation publique qui ne dirige presque plus rien ; une administration au service des puissants que sont les multinationales et les banques. Notre Etat est en somme, une marchandise. C’est uniquement pour que la zone Euro puisse maintenir encore un temps un semblant de capacité de remboursement de ses dettes que la majorité de la population est poussée vers le bas, dans l’organigramme social, au fond. Pour rendre légitime ces programmes de paupérisation les nantis élus parmi d’autres nantis prétendent que c’est la faute des nations qui « vivent au dessus de leurs moyens ».

L’absurdité de cet argument dépasse même son insolence. Elle renverse le problème de base que traverse la population mondiale actuelle. Depuis longtemps notre société vit, quantitativement comme qualitativement, loin en dessous des possibilités qu’offrirait une utilisation sensée, rationnelle, du potentiel humain qui se trouve aujourd’hui au service du capitalisme. Avec tout au plus 25h par semaine de durée légale hebdomadaire ce que propose le PG de Jean-Luc Mélenchon, dans l’idéal 10h par semaine –presque une journée seulement de travail pour tous- et en sanctionnant ou en supprimant la possibilité d’effectuer des heures supplémentaires, il n’y aurait plus de chômeurs mis sur le carreau, il n’y aurait pas non plus, à terme, de sans logis car cela permettrait une reprise flagrante de l’économie et notamment en matière de logements. Une économie qui ne serait plus libérale, mais plutôt sociale proche du communisme sans l’être à 100%. Car le communisme a aussi ses vices, et trop de communisme tue la démocratie pour tous, comme dit en première partie à propos de l’ESS et les corporations. On pourrait supprimer la période d’essai dans les contrats ce qui bien sûr supprimerait la notion d’ancienneté des travailleurs, changer les procédures de recrutement, former les personnes –les diplômes n’ayant plus leur légitimité aujourd’hui du fait de leur dévalorisation donnée dans le contenu des offres d’emplois- bref, un système qui reposerait sur la satisfaction du consommateur qui en vérité, génère la croissance puisqu’il est en mesure tout autant de produire ou de contribuer à l’économie que d’en être le client  ; ce n’est donc pas l’entreprise qui fait la croissance mais bel et bien les salariés qui sont les principaux acteurs de l’économie. Sans consommateurs pas de vente, sans vente pas de productivité. Si l’on veut rendre un pays prospère il faut cultiver l’égalité des individus quelque soit leur histoire, leur apparence physique, leur état civil, leur vêtu etc. A condition que la pensée socialiste sino-communiste du XXIème siècle reviennent plus vers les idées de Georges Marchais ; j’ajouterais non au changement de notre civilisation par une autre, non à l’immigration au détriment des pauvres qui sont bel et bien de chez nous, oui à la priorité de notre civilisation. Non à un nationalisme ultralibéral du FN mais oui au nationalisme socialisme mais sans le négationnisme, sans les crimes. Ou bien seulement à l’égard d’une certaine civilisation que je ne nommerai pas, qui en vérité souhaite notre disparition pour le bonheur et le bien de leurs congénères. Ainsi, on pourrait produire une richesse permettant une vie décente à tous les habitants de la planète, et vraiment sauf exception, à tous, sans détruire les bases naturelles de la vie. Si cette possibilité ne s’est pas réalisée, c’est que sous les conditions du capitalisme, les richesses matérielles ne possèdent de raison d’existence qu’à travers l’accumulation du capital fictif auquel elles sont soumises ; et ce, en adoptant une forme de richesse abstraite. Sinon une inégalité de répartition des richesses réelles dans l’économie, ce qui est aussi injuste. Avec l’avènement de la seconde révolution industrielle au début du XXe siècle (1914-1919) due en partie par une poussée des conflits internationaux de la première guerre mondiale de 14-18, la société a atteint un tel niveau qu’elle est devenue sur-productive  dans le but de remporter la victoire, ce qui a poussé une revalorisation du travail de production humain. Mais entre-temps cette stratégie d’ajournement délirante est elle-même tombée dans une crise profonde, celle de la crise de 1929 année à partir de laquelle les capitalistes ont commencé à faire des paris sur l’avenir, à faire confiance aux marchés financiers. Ainsi cette mauvaise décision a enclenché la haine du peuple la plus pauvre, vient le populisme de Pierre Pougeade, ancêtre spirituel de Jean-Marie Le Pen ; le fascisme de Mussolini en Italie, le nazisme d’Hitler en Allemagne, le mauvais communisme qui succède au léninisme (1917) en Russie : Staline. La deuxième guerre mondiale est enclenchée en 1939 et se termine en 1945. 1958 : De Gaulle. Mais ce n’est pas le Général le responsable de la continuité du capitalisme, visons plutôt Pompidou.

Aujourd’hui des questions subsidiaires sont encore sans réponse, et la sphère financière ne cesse de grandir, tandis que la pensée communiste ne cesse que de baisser sa crédibilité : jamais plus de 2.5% aux élections, et ainsi le PCF se sent obligé de faire alliance avec des mouvements avec lesquels elle aurait refusé des partenariats il y a des décennies : NPA, PG, PRG, etc. Pour constituer le FG qui n’atteint qu’un score autour de 20% à peine,  un front représenté de surcroit par un ancien socialiste, qui n’a jamais été communiste. Les questions relevant de leur programme étant celles-ci :

  • Des logements seront-ils construits suffisamment ?
  • L’entretien et le développement des hôpitaux tant en logistique, en construction, qu’en moyens et en effectifs sont-ils possibles ?
  • Pourrait-on mettre en place des dispensaires -comme à Suresnes (92)- dans les autres communes pour décharger les soins courants des hôpitaux?
  • De la nourriture en nombre suffisant pour que tous puisse s’alimenter à satiété, sans les gaspillages liées à la règlementation européenne ? Sinon la distribution humanitaire auprès des associations caritatives peut-elle être augmentée ?

 

  • Des réseaux de transports à développer ?

 

  • Un emploi et/ou un revenu décent pour les « laissés pour compte » le montant du RSA/ASS insuffisant étant fixé aujourd’hui à 450€ en moyenne pour une personne seule ? Sinon un revenu universel inconditionnel ?

 

Des questions qui doivent être résolus au plus vite sans se demander si « il y a assez d’argent ». Le seul et unique critère doit être la satisfaction suffisante des besoins humains concrets de tous et pour tous, sans prise isolément de cas que l’on pourrait considérer injustement comme exceptionnel… Une vie décente pour tous ne peut exister qu’au-delà de la forme de richesse abstraite ; la richesse réelle est aussi présente, nous en avons suffisamment pour agir. A condition que la répartition indivisible soit juste, mesurée, équilibrée, sans aucune discrimination quelconque, car la discrimination positive n’existe pas et ne doit pas exister. Discriminer c’est encourager le populisme, c’est marginaliser comme le fait si bien le capitalisme. La discrimination est négative quelque soit l’endroit vers lequel elle se dirige.

Les effets de la crise

Les pires conséquences des effets réels de la crise sont supportés par les plus pauvres dans les classes populaires, avec des dégâts énormes y compris aux Etats-Unis ; en revanche les indicateurs sociaux sont faussement au vert. La crise n’a pas les mêmes effets sur toute la terre, on peut dès lors diviser les effets en deux catégories selon le degré d’avancement d’instauration d’un système républicain dans chacune des nations ; et non seulement au niveau de l’équateur :

Au nord

La crise du capitalisme a des effets extrêmement profonds sur la société : valeurs fondamentales, situations sociales, relations entre individus. La vie se contractualise et s’individualise de plus en plus, elle se judiciarise trop souvent aussi. La mal être se généralise, et notamment au travail pour ceux qui ont le privilège d’avoir un emploi. De manière générale, il y a rupture des liens de respect, de loyauté, de solidarité, de convivialité, apparition de pathologies liés à l’isolement social, à la solitude pour ceux qui la subissent et non la choisissent. Pas facile de garder des repères moraux, d’être épanouis, dans un système rendu totalement amoral et inhumain puisque sa finalité est le profit et non l’être humain. Sur le plan politique, comme l’histoire l’a démontré à diverses reprises, il y a risque de remontée du populisme : les extrêmes droites/gauches s’en font leur fond de commerce dès que le climat social devient trop tendu. Les extrémistes s’en donnent à cœur joie ; c’est dans ces périodes d’incertitudes que ces deux courants dépassent les 5%. Et que le taux d’abstention est le plus élevé. Sous diverses variantes les extrémistes balayent un spectre et font de la propagande qui peut aller de la religion, de l’ethnie, du néofascisme au néo communisme, en passant par toutes sortes de dérives : tendance vers un retour au conservatisme et à l’absolutisme pour les uns, vers un régime totalitaire étatique stalinien pour les autres.

Enfin, il y a le risque de nouvelles guerres : non plus les guerres militaires d’antan mais des guerres modernes : guerres psychologiques ou de propagande, confusion identitaires, antisémitisme brute, rejet de l’autre pour sa physionomie et/ou son statut social. Guerres communautaires, guerres civiles, actes terroristes, conflits d’intérêts, politique, religion, causes. La guerre déstabilise. Elle est un outil sans pareil de destruction du capital, de crise de confiance et de déstabilisation des esprits : peur, paranoïa… On pourrait citer à l’échelle de la planète parmi les principales causes de tension, la régression de la puissance américaine face au déplacement du centre de gravité mondial vers de nouvelles puissances telles que la Chine et la Russie. Les problèmes conflictuels et le choc des civilisations dans l’Union Méditerranéenne, à moyen terme les conséquences du réchauffement global et de la fin des ressources primaires.

Au sud

Le secteur agricole compte beaucoup pour la plupart des économies du sud. Mais les dysfonctionnements et les paradoxes de ce secteur sont dramatiques : trois milliards de personnes souffrent de la faim et de carences alimentaires, alors que les productions agricoles dépassent largement les besoins de ces mêmes personnes. Celles-ci sont d’ailleurs pour la plupart au ¾ soit des paysans, des fermiers, soit des pêcheurs, des artisans. Une proportion  croissante de terres est cultivée par des multinationales qui ne destinent plus leurs productions à la consommation, mais à des débouchés industriels délocalisés en Chine  ou encore des opportunités énergétiques.

Les politiques anticrise

L’objectif était de véritablement éviter l’effondrement total du système, et aussi de limiter la dévalorisation du capital fictif en freinant la chute des marchés financiers, mais cela n’a résolu aucune des contradictions reliées aux valeurs fondamentales du système.

La crise majeure met évidemment en relief les limites du système actuel, l’incompatibilité, comme disait Marx, entre le caractère des moyens de production qui doivent être social avant tous, et le caractère de plus en plus privatisé et concentré de la propriété du capital. Les plus extrémistes –communistes comme nationalistes-  vont réclamer la suppression pure et simple des institutions étatiques, celles qui symbolisent la décentralisation de notre pays. Par exemple : conseils régionaux, départementaux, municipaux, maires, inter-communes… afin d’instaurer un régime totalitaire et centralisé : l’Etat décisionnaire de tous sur tous. L’armée, et les forces de polices en font partie, ainsi que la gestion de la monnaie. Pour la pensée nationaliste, le seul moyen d’obtenir un pouvoir centralisé est de revenir à la souveraineté et à une monnaie forte mais nationale avec des forces de sécurité civiles et militaires efficaces. Pour la pensée communiste, le pouvoir centralisé ne peut se faire qu’à l’échelle mondial, afin de manipuler, de gouverner les cultures divergentes en faisant croire par divers méthodes que tous sont identiques, que toutes les civilisations se valent ; l’anéantissement pur et simple des forces de sécurités intérieurs et militaires afin de laisser libre cours au libre-arbitre, la loi du plus fort ou du plus courageux car l’idée propagée communiste est de faire croire que l’insécurité n’est qu’un sentiment mental. La décentralisation est supprimée par volonté communiste élitique et non par l’ensemble du peuple : une monnaie mondiale, pour eux, est la meilleure solution.

Quelle pensée choisir finalement, Karl Marx ou John Maynard Keynes ?

Qu’en est-il des positions réformistes ? Avec l’enfoncement dans la crise, Keynes a retrouvé un regain de popularité. Les politiques anticrises et leurs initiateurs ne sont pas extraits des doctrines traditionnelles d’antan. On est plus au XIXe siècle, ni au XXe. La Fed et les autres banques centrales de l’hémisphère nord planétaire continuent à créer de la monnaie en masse : le Dollars, le Yen, l’€uro. Mais cette politique monétaire d’apparence « keynésienne », a, en réalité, sombré dans une « trappe sans fond », où la stratégie de baisse des taux d’intérêts réels s’est révélé incapable de relever un capital devenu à l’évidence marginalisé, et transférer le capital fictif de la sphère financière vers la sphère productive. De là, la préoccupation actuelle aux Etats-Unis, depuis 2011, de son endettement : du Trésor, de l’Etat fédéral, mais également des Etats fédérés (gouverneurs) et des collectivités locales (maires).

Il n’y a pas chez Keynes de théorie générale de la « crise ». Il y a de nombreuses théories possibles qui peuvent être librement établis par tous les libéraux qui se revendiquent de la pensée de Keynes, mais aussi de Ricardo, Smith…. A l’instar de ce que les communistes se revendiquent de la pensée de Marx, mais aussi de Jaurès, de Souvarine ou Lénine pour les plus radicaux. Alors il y a des débats internes houleux, dans chacun des deux mouvements : néolibéraux, néo communistes. Chez Marx il y a à contrario une seule théorie unique où toutes les autres théories idéologiques doivent découler de cette principale pensée. La pensée de base qui chez les marxistes ne doit pas être dérivé par d’autres pensées. Cette pensée dont toutes les pensées et réflexions doivent être censurés si elles contournent ou dérivent de la première : « la lutte des classes » est fondamentale chez les communistes. Non à l’échelle d’une nation ce que proposait Mendès France, Marchais, mais à l’échelle mondiale.

Dans ces deux courants d’idées, qu’en est-il aujourd’hui ? L’Etat n’est-il pas tenu par le capital, à travers la dette publique par exemple ? Faut-il choisir de faire confiance ou de soutenir un Etat fort et puissant, sans aucune réserve (Keynes) quitte à subir des revers, des injustices, des inégalités de plus en plus profondes et persévérantes ? Où bien arriver à terme, à faire un coup d’Etat, changer les rapports de forces des classes sociales, quitte à détruire l’Etat pour en faire une « corporation » élitique, ce qui nous amènerait au culte de la personnalité (Régime Stalinien) ?

Chez les communistes français on se pose les questions suivantes :

  • la création monétaire n’est-elle pas essentiellement une propriété privée dédiée à une minorité, au détriment de la majorité ?
  • La Fed elle-même n’est-elle pas largement pénétrée par les intérêts privés des oligopoles ?
  • L’Etat ne loue t-il pas des contrats militaires à des firmes qui sont contrôlées par une finance incontrôlable, privée, non étatique ?
  • L’Etat néolibéral n’est-il pas d’autant plus actif qu’il est soumis à la haute finance ?
  • La Sphère financière n’est-elle pas, au fond, l’Etat mondial qui dirige les nations, une sorte de mondialisation inversée de la pensée communiste ?

Chez les néolibéraux, ce sont les questions suivantes qui se posent ?

  • La création monétaire n’est-elle pas un bien commun pour équilibrer les budgets de chaque continent, donc indirectement un bien pour tous ?
  • La Fed elle-même n’est-elle pas largement une Fédération qui repose sur la confiance que lui ont fédérée chaque président élu, donc les peuples ?
  • L’Etat de chaque continent n’alloue t-ils pas des contrats juteux afin de créer des emplois à l’échelle du monde, pour la paix, le bien, et l’économie ?
  • L’Etat insuffisamment libéral n’est-il pas insuffisamment actif, qu’il serait nécessaire de lui voir transférer la totalité de ses compétences vs haute finance ?
  • Ne doit-on pas envisager un Etat mondial qui serait une organisation fédérale financière, « l’Etat gendarme » définitivement proposé par Keynes ?

Conclusion

La probabilité d’aggravation de la crise actuelle, en tant que crise systémique du capital, est aujourd’hui devenu insupportable pour beaucoup d’entres-nous, et toutes les conditions sont réunis pour qu’elle perdure et s’aggrave encore et encore. Vous avez certainement compris implicitement –en lisant entre les lignes de mon article- que le processus de gonflement de ce capital fictif va un jour certainement exploser. Imploser ? A vous de voir. Le bon sens veut que le capitalisme a une durée déterminée et finira par s’effondrer, mais quand ? Peut-être que….le grand soir est proche ? Cependant, au cours de l’Histoire, spécialement depuis la grande dépression des années 1930, puis à partir de 1958 aussi, le capitalisme a su se forger des institutions et des instruments d’interventions publiques qui n’auraient peut-être jamais existé sous la forme que l’on connaît aujourd’hui si le communisme avait remporté la victoire ; des instruments d’anticipation de crises ou de conflits armés, et, dans une certaine mesure en vues d’amortir les effets les plus dévastateurs qui auraient pu et qui pourraient encore avoir lieu. La période actuelle est peut-être déjà une longue période d’effondrement du capitalisme, un effondrement très lents dont on n’en voit pas encore l’apparence, les oligopoles en cachent l’affaiblissement, et travestissent la réalité économique. Les contradictions du système capitaliste mondial sont désormais devenues si profondes et si complexes qu’une nouvelle dévalorisation mis au grand jour risquerait de pousser vers une nouvelle ère d’obscurantisme fatale : pertes de repères, d’identités, des valeurs etc. Le recours à éviter, une guerre militaire nucléaire ou raciale à l’instar de l’Allemagne nazi des années 39-40, semble difficile dans le contexte actuel où les rapports de forces se transforment dans un intérêt toujours plus libéral. Cependant, l’erreur est humaine : rien n’est à exclure, toutes les hypothèses les plus réalistes sont possibles. Plus haut j’ai émis l’hypothèse de guerres psychologiques, politiques, conflits d’intérêts, religion, ethnie…. Au sein même d’un territoire.

L’heure est aux luttes, au rassemblement des mouvements réactionnaires et aux propositions crédibles, mais toujours démocratiques pourvu qu’elles nous servent tous, et non quelques-uns seulement, comme le voudrait l’extrême gauche dans son ensemble. Parmi les questions les plus difficiles à traiter, il y a celles relatives à la monnaie et à la finance. Entre autres : Celles du financement de l’économie pour une juste répartition des richesses et notamment les plus fragiles, particulièrement les « français issu des civilisations d’Europe de l’Ouest » en toute priorité ? Celles du contrôle du capital étranger, en lien avec la balance des paiements  mais aussi la balance commerciale, afin de lutter contre le trafic de faux, la concurrence déloyale ou sauvage, l’économie sauvage, la lutte contre la clandestinité devenue une véritable peste pour notre pays, la lutte contre le remplacement des civilisations qui a déjà malheureusement commencé ? Celles enfin, à propos des nouvelles formes de planification dans les projets socialistes qui ne sont pas encore réalisées, faute d’une véritable gauche en France, sans langue de bois.

3.     L’utopie communiste : la vie humaine sans travail rémunérant ?

Nous assistons à l’émergence de nouvelles formes de productivité reposées sur l’automatisme dont les conséquences sur l’organisation de notre société seront décisives pour notre avenir, en engageant les futures générations. Les résultats conséquentes de notre action sur la nature sont tels qu’aujourd’hui pour la première fois dans son histoire, une société en est à se poser consciemment des problèmes qui engagent l’avenir pour les quelques futures générations. L’avenir va dépendre de la façon dont nous gérerons cette situation :

  • Soit une société basée sur la propriété privée de quelques-uns ; à propos des moyens d’action sur la nature. Alors le critère essentiel en est que quoi que l’on fasse ou dise, le profit immédiat des moyens de production et d’actions est la propriété d’individus ou groupes d’individus limitativement définis ; c’est le système capitaliste.
  • Soit une société dont l’objectif majeur est l’intérêt de l’humanité et sa durabilité, c’est, selon l’origine des mots soulignés, le communisme.

Telle est la mesure de l’enjeu. Dans ce contexte, c’est l’activité scientifique donc de la recherche et du développement dans leur ensemble qui a crée la force productive automatisée, essentiellement. Cela dit, le capitalisme y avait déjà pensé depuis des siècles mais pas spécialement dans l’intérêt de l’humanité ; toujours dans l’intérêt des entreprises : machines modernes à la chaîne, informatisation des données injectées sans intervention humaine dans les autres services : RH, COMPTABILITE, COMMERCIAL, ACHATS, STOCKS. ETC. Un intérêt pour le capitalisme ! Si l’on veut que l’activité scientifique serve l’intérêt de tous et non des entreprises seulement, alors, il faudrait nationaliser tous les secteurs, j’ai bien dit tous, pas seulement ceux qui sont vu par l’ouvrier comme productif au détriment des autres : soient les banques, la grande distribution, la recherche et le développement (CNRS, CES, INRA etc.), l’informatique, le commerce, l’énergie, etc.

La science est une force humaine indirecte

C’est la recherche et le développement qui ont permis aujourd’hui l’automatisation dans certaines branches d’activités. Bientôt dans toutes les branches. Et l’on peut considérer que, pour l’essentiel du moins, les forces productives automatiques sont suffisamment développées pour répondre aux besoins au moins primaire de l’humanité. Les forces productives manuelles qui nécessitent encore de l’intervention humaine ont été rendus moins difficiles : c’est encore dans la recherche que l’on a trouvé des solutions d’amélioration des conditions de travail depuis un peu plus d’un demi-siècle. Les jours prochain qui se dessinent, c’est, outre la maîtrise des institutions publiques et semi-publiques qui doivent être assurément efficaces dans l’intérêt de l’administré, le développement de la force productive humaine en ce qu’elle doit être  un outil du changement des rapports sociaux de classes ; pour l’épanouissement des individus, des citoyens. C’est l’humanité considérée dans son ensemble, dans sa juste valeur, et sa diversité. On peut trouver comme phrase puissante dans le Manifeste communiste : Le libre développement de chacun étant la condition du libre développement de tous.

Seule l’activité scientifique soutenue, largement ouverte sur la société peut permettre de maîtriser les problèmes soulevés par le développement des forces productives. La question écologique ne peut être une solution à l’économie ni au développement scientifique seulement ; mais c’est la recherche scientifique qui peut servir comme outil de réflexion à l’économie ET à l’écologie et non l’inverse. Pour que la science soit au service des hommes exclusivement et non de l’argent, il faut dépasser de façon définitive le capitalisme.

Dépassement

Le dépassement du capitalisme est à l’ordre du jour, il devrait consister pour les communistes, dans une démarche irréversible. Sur le fond ce dépassement doit créer une société qui rende impossible le retour au capitalisme, contrairement à ce qui s’est fait à l’est de l’Europe. Cela dit, depuis les débuts de la création, l’humanité de manière naturelle a toujours eu son penchant vers l’organisation stratégique de son groupe dans lequel les individus se reconnaissent. Cela a crée ainsi les communautés au temps du Neandertal. Le monde antique grec a ensuite -à partir d’outils philosophiques donc l’activité scientifique-  créer l’organisation hiérarchique de la société pour éviter l’anarchie, puis les premières monnaies afin d’éviter l’économie sauvage de gré à gré sans ordre, violente. L’inégalité dans les échanges a ainsi été moins forte. Bien que des inégalités subsistaient. L’empire égyptien s’est inspiré d’un même mode de vie collectif, puis vient l’empire romain recopiant l’ère précédente grecque. Voici venu le temps des gallo-romains etc. Durant toute l’Histoire de l’humanité l’homme n’a jamais pu vivre qu’en communauté dans une organisation collective avec une politique monétaire quelque soit la surface de son territoire et l’étendu divers et varié de son groupe d’appartenance. Nous avons appris à vivre ainsi, en communauté donc avec ce même mode de vie collectif. A l’exception des périodes troublantes de dictatures. Exception faite bien sûr de la traite humaine. Avec une monnaie, mais avec aussi des inégalités de classes. L’inégalité ne date donc pas de Karl Marx mais bien avant. Donc la question se pose : Un capitalisme qui s’est instauré depuis les origines de l’humanité peut-il être remis en question ? Ne serait-ce pas remettre en question trois millénaires d’histoire ? Ce qui fonde la société, ce n’est pas tant la façon dont les marchandises sont produites et échangées, mais la manière similaire à l’ancien régime, la monarchie. Et au-delà d’un régime féodal qui ne serait durer, l’Histoire le prouve, la lutte des classes donc le renversement des rapports de forces comme en 1789, aboutirait à d’autres formes de pouvoir ; exemple de la convention de 1792, et l’on aboutirait d’abord à la restauration, puis à la monarchie constitutionnelle, pour déboucher vers l’empire, enfin la tentative d’un communisme qui serait un régime plus dur, et au final un retour au capitalisme plus facile à gérer. Comment peut-on donc dépasser de manière irréversible 3 millénaires d’histoires, de révolutions et de conflits ? Comment peut-on dépasser définitivement le capitalisme ?

Ce qui caractérise les sociétés humaines c’est la manière dont les produits de l’activité humaine sont conçus, partagés ou échangés contre d’autres produits. Mais on ne peut pas se baser sur le travail humain pour comprendre les logiques internes des sociétés. Le travail humain à présent n’est plus partagé. Il y aura bientôt 2/3 des personnes en capacité de travailler sur la population totale qui n’auront pas d’emplois dans les années à venir. La force humaine productive est devenue l’exception, la minorité. Ce n’est donc pas les travailleurs qui sont représentatifs de la société humaine toute entière.

Les expériences socialistes européennes du XXe siècle ont échoué, et François Mitterrand n’a pas su rester fidèle à l’instauration du socialisme ; pourtant Georges Marchais comptait un temps soit peu sur son élection pour réaliser enfin, un monde reposé sur le socialisme, un partenariat PCF/PS des années 80. Le président socialiste élu a préféré l’Europe, et pas dans l’intérêt des peuples. Le socialisme s’est ensuite effondré dans la guerre froide avec la chute du mur de Berlin en 1989. Et les tentatives d’un retour à une gauche plus radicale souhaitée par Cécile Duflos ou Pierre Laurent sont fragiles, presque inaudibles dans l’opinion publique.

Le capitalisme a dépassé  l’ancien système féodal, le capitalisme est le résultat de l’empire de Napoléon aussi ; grâce à la révolution industrielle qui a brisé la société agricole et artisanale. Elle a réajusté les inégalités de classes en permettant le taylorisme pour que tous les êtres humains puissent avoir de quoi gagner leur vie ; la fin des propriétaires, des seigneurs exploitant l’humain : le serf. Ce nouveau mode de production a changé les rapports de force, l’ouvrier face au patron et non plus l’asservi travaillant la terre pour le compte d’aristocrates indifférents à la nature humaine. Un nouveau mode qui a nécessité la libération de la force du travail pour pouvoir créer un marché sur lequel les représentants de commerce s’en allaient vendre le dur labeur du prolétaire, la valeur humaine du travailleur épuisé. De nos jours « le prolétaire moderne » coûte moins cher, toutes proportions gardées au capitaliste –le patronat- qui l’exploite que ne coûtait le serf ou l’esclave, ces derniers étant rémunéré en nature (location d’une parcelle de terre, hébergement par les soins du maître…). Depuis l’avènement des industries et du capitalisme du XIXe siècle le capitaliste n’a plus la responsabilité de la vie du prolétaire. Les rapports sont devenus contractuels : le capitaliste achète de la force de travail sur un marché d’échange –le marché du travail- quand il en a besoin, le rejette quand il n’en a plus besoin,  comme il le fait pour la machine loué en crédit-bail  qu’il débranche pour économie d’énergie ou les matières premières dont il est seul propriétaire, stockés pour l’occasion ; alors qu’autrefois le seigneur ou maître avait la responsabilité de l’ensemble de son « patrimoine » : esclave ou serf et de son foyer, femme et enfants. Et pour cause : l’esclave était considéré comme « bipède sans âme » soit sans esprit, animal au même titre que le bétail tirant la charrette de son état. Considéré objet et non travailleur. C’est dans la composition organique du capital que se trouve la contradiction fondamentale, dans la dynamite de l’exploitation elle-même. On séduit le travailleur naïf qu’il est, on le considère qu’à l’échelle des droit que l’on veut bien lui concéder on lui fait croire qu’il est libre…de travailler ! En effet la logique du mode de production capitaliste consiste à réduire sans cesse le rôle du travail vivant dans la composition du capital en accumulant tant et plus de capital. Dans la mesure où toute valeur est déterminée par le temps d’exécution, c’est le principe même de règlementation du système qu’il faut contester. Aussi dans la composition du capital, le temps de travail et la capacité à l’accomplissement de la tâche deviennent négligeables par rapport à l’ensemble des capacités électroniques automatisées actuelles (le capital fixe que sont les équipements) ; c’est ce qui s’exprime sous une autre forme, la tendance à la recherche du profit optimal.

Si l’histoire de l’humanité repose sur ses forces productives et sa capacité stratégique alors l’objet principal du communisme d’aujourd’hui devrait être une politique de l’emploi pour tous ; y compris pour les plus démunis ou les plus exclus. Le sort des uns il est vrai, dépend de celui des autres.

Le communisme est-il nécessaire ?

Le problème majeur qu’il est utile aujourd’hui de se poser est celui de savoir ce qu’il convient de faire, comment, pour qui et pourquoi. La perception et la conscience sont occultés par le passé certes, les reculs spontanés et les incompréhensions, mais surtout par l’idéologie de la classe qui se conforte à ce système libéral et ne veut surtout pas qu’il disparaisse, une classe qui domine les esprits et les convictions, la bourgeoisie de gauche ou de droite ; qui fait passer ses intérêts immédiats et futurs avant l’ensemble de la civilisation humaine. Des remises en causes à prévoir que pourrait impliquer le passage d’un capitalisme trop souvent radical à un communisme qui pourrait aussi devenir insupportable à terme.

Quand le travail deviendra t-il pour l’homme un droit acquis naturel, pour répondre aux besoins de tous ?

Activité ou autre…. D’ailleurs ! Il ne s’agit pas seulement de mettre à disposition ses compétences dans le cadre d’un statut salarial pour le compte d’une entreprise, qui de toute façon ne respecte pas le code du travail –à défaut d’une convention collective plus favorable- quand il s’agit de la rédaction d’un contrat ; mais plutôt de permettre à tous de travailler, de se mettre en valeur par son savoir faire sans avoir à être jugé, sans contraintes de toutes natures. Voire faire le métier de son choix. Si demain on donnait un travail d’une durée de 10h par semaine –par exemple- pour lutter contre les inégalités face au droit de travail, à tous les laissés pour compte, et de mettre tous les salariés qui ont déjà un emploi à 10h au lieu de 39h/35h, tous les besoins seraient comblés. Et les banques préalablement nationalisées par les communistes au pouvoir n’auraient qu’à s’adapter ! Il ne manquerait plus qu’à supprimer tous les diplômes de l’éducation nationale et de les remplacer par des certificats d’études à obtenir selon des degrés de connaissances, en enseignement général : un cycle scolaire plus court qui serait suivi ensuite par des certifications pour tous les métiers, selon la spécialisation choisie, adapté aux besoins des entreprises/corporations, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Le but de la production capitaliste est le profit, pas la satisfaction des besoins, c’est la première chose à retenir quand il s’agit de parler de capitalisme. Les biens et les services ne sont pas publics et accessibles à tous, mais privés. Quant aux services publics elles me paraissent bien se conduire comme des marchands qui favorisent un certain clientélisme au détriment des autres. C’est la propriété privée des moyens de production/des moyens d’actions. Henry Ford déclarait : je ne fais pas des voitures, je fais de l’argent. Traduction : je ne produis pas de voitures pour répondre à des besoins, je produis des automobiles pour créer des besoins et me faire ainsi le maximum d’argent, de bénéfices. La course au profit ne connait pas de limites, et n’a aucune moralité. Tous comme l’insecte qui n’a pas de morale et ne fait pas de concessions. Bien sûr pour vendre un produit et donc le faire entrer dans le cycle d’un marché d’échanges, il faut que ce produit est une valeur d’usage, c’est ce qui va lui donner la capacité de créer des besoins « psychologiques », persuader que son usage est indispensable à l’acheteur, en fixer le prix, et inciter le nouveau client servi à en parler autour de lui, sinon à en avoir besoin de façon régulier. La valeur d’échange est potentialisée par celle d’usage, la satisfaction permet l’augmentation en quantité ou la fidélisation au produit. Ainsi, la satisfaction induit l’augmentation des prix par le vendeur, et par là même l’inflation (Offre>demande), la déflation (Offre<demande) parfois, la régression du produit (inflation suivi d’une déflation). En somme, cela signifie que le produit doit répondre à un besoin dont la satisfaction est précisément l’usage de la marchandise considérée. L’insatisfaction fait baisser les prix, fait donc baisser la demande au détriment de l’offre et permet l’inflation… Bien. Ce qu’il faut donc comprendre dans ce paragraphe c’est bel et bien que le système économique et social doit dépendre de la satisfaction du besoin humain, le consommateur qui est aussi, en principe un travailleur. On part de ce raisonnement à l’opposé du capitalisme : le vrai socialisme sinon le communisme, « la propriété publique des moyens de production/moyens d’action ». Il s’agit là d’une économie de la demande à contrario du capitalisme où l’on produit sur la base d’une économie de l’offre.

Dans la phase financière du capitalisme, on a une situation caricaturale : Ce qui est vrai et vérifiable pour le capital productif  ne l’est plus pour sa traduction financière, et d’autant plus qu’une bonne partie du capital financier vu en deuxième partie est surtout devenu fictif à présent. Le profit éternel, la voracité sans limites de celui-ci, est tel qu’il permet avant tous LA DISTRIBUTION DE DIVIDENDES au détriment de l’autofinancement des moyens de production, notamment matériels, mais aussi humains. Un capital parfaitement fictif mais qui génère une crise bien réelle dans une économie objective et rationnelle.

Un mode de production et d’échanges basé sur la réponse aux différents besoins humain serait nécessairement une société bien moins dépensière, ou dépensière mais utilement : s’alimenter, se loger, se vêtir, se divertir, se former… Ce qui alors est intéressant c’est le résultat de la production en tant qu’elle répond aux besoins individuels et sociaux et non la production pour elle-même. La question qui reste en suspend c’est de savoir comment s’expriment ces besoins. Les sociétés féodaux y répondaient par l’offre, à savoir la mise en présence du producteur et du consommateur potentiel, soit l’artisan, le seigneur, le maître des serfs/des esclaves, vendant sur les marchés aux plus intéressés. La société capitaliste n’a rien fait d’autre que de rendre l’ancien régime comme un semblant de démocratie, un marché toujours sauvage qui s’adresse à ceux, et seulement eux, qui peuvent acheter… mais à l’échelle bien plus vaste : la mondialisation. Bien sûr la traite humaine et les colonies n’existent plus, mais la dépendance du prolétariat et des plus fragiles restent toujours d’actualité, à l’égard du patronat et des pouvoirs publics pourtant élu par le peuple.

A l’ère future, peut-être, où le capitalisme serait remplacé par le communisme, il serait préférable que la production soit commandée par la demande réelle, non par une demande suscitée. Pour toutes civilisations, exception faite du continent africain et des DOM TOM. Et non seulement une partie d’entres-elles.

Le travail comme concept

Le travail nécessite du temps pour être effectué, et de l’énergie : les équipements et l’être humain. L’un ne va pas sans l’autre. Revenir au XIXe siècle, juste avant la première révolution industrielle impliquerait un système communiste dictat : la fatigue au travail malgré 10h par semaine, la tâche complexe, fastidieuse….l’espérance de vie redeviendrait courte à l’instar d’un retour au régime monarchique, les serfs. Le divertissement ne pourrait être envisageable car l’être humain ne serait plus en état de réfléchir, de s’entretenir…c’est l’asservissement ; le retour au régime stalinien. A l’inverse l’automatisation complète au détriment de l’être humain serait une mauvaise chose ; l’intelligence artificielle, la machine outils, le traitement automatique des données, planning etc. …. Cela transformerait notre humanité en êtres faibles, devenu « bonne enfant », immature, ajouté au manque de discipline dû par des forces armées qui seraient de plus en plus inopérantes faute de notion d’organisation hiérarchique, de coopération dans un nouveau monde communiste…. Rappelons que le service national n’est plus obligatoire pour personne, que c’est devenu un métier d’engagement au même titre que n’importe quelles entreprises…. Je doute fort que les communistes qui ont une tendance à penser que l’insécurité n’existe que dans les esprits, décident de maintenir un minimum de sécurité pour notre planète.

On peut classer la force de travail selon leur nature :

  • Le travail intellectuel qui regroupe le travail scientifique, la recherche, l’art et tous métiers de services tant internes d’une organisation qu’externes vis-à-vis du public au sens large. En bref, l’esprit. Capacité à raisonner dans des brefs délais, prises de décision stratégiques et crédibles.

 

  • Le travail physique dans lequel on peut mettre un large éventail de catégories socioprofessionnelles : ouvriers au sens large, technicien et agent de maîtrise de maintenance, cadres superviseur. Somme toute : la force musculaire, la capacité de mouvements, de rapidité des gestes.

 

Mesurés en temps de travail social moyen tant que dans le contenu du/des tâches qui accompagne chaque poste, les métiers divergent et ne peuvent être évalués de la même manière : Un fraiseur-outilleur n’est pas un boucher-charcutier, un ingénieur de bureau d’études n’est pas un chercheur scientifique. Aucun de ces métiers ne se ressemblent l’un à l’autre. Le temps d’exécution est presque invisible chez le boucher qui ne peut être évalué que par le chiffre d’affaires réalisé dans la journée, de même qu’un ingénieur d’études est évalué dans un délai sensiblement différent qu’un ouvrier-outil dont la notion de productivité à la tâche n’est existante que pour ce dernier ; l’ingénieur est évalué sur le temps d’accomplissement mais avant tout principalement en premier lieu sur l’objet final de son étude : sa crédibilité de réalisation. Quant aux chercheurs le temps n’existe pas ; seul le résultat des recherches permet d’évaluer les compétences de chacun. Donc la notion de marchandises au final est bien plus proche chez le boucher-charcutier et le fraiseur-outilleur évoqués ci-dessus.

Le travail : une idée qui a fait son chemin depuis les débuts de l’humanité,  au cœur du rapport social contre le capitalisme

Le capital ne s’intéresse exclusivement qu’à l’aspect final du travail : pourvu que la tâche finie soit  rentable et au moindre coût. Le marché capitaliste s’intéresse moins à la marchandise qu’au bénéfice qu’elle va générer. La quantité et la complexité du travail accomplie, la santé humaine pour son aboutissement n’a pas sa place sur le champ de bataille capitalistique : la force productive fond dans l’acte de vente. Le patronat ne s’ennuie pas de savoir si le travailleur a su répondre aux besoins de son entreprise, mais se demande surtout combien cela coûte, (le salaire…) et de combien vais-je en bénéficier ?

Le mode de production capitaliste, une société inhumaine

La modification du climat, la dispersion des déchets ou de molécules rares à l’état naturel mais nuisibles pour l’homme dans l’atmosphère et dans les océans et dans les fleuves ou les terres, la modification des environnements : tous relèvent de l’activité productive humaine, ou de présence oisif humain mais malsain dans l’atmosphère. Qu’elles soient intentionnée ou non, comportement oisif ou non, productivité ou pas.

La pérennisation de l’humanité, nécessite une vision et une gestion commune à long terme des ressources naturelles de la planète pour le bien commun de tous, c’est là la pensée communiste et le dogme idéologique défendu par les écologistes français, communistes ou non. Au-delà des leçons de morale, il est nécessaire bien sûr d’agir.

Le partage équitable de la richesse et l’égalité démocratique n’appartiennent pas à une ou plusieurs catégories de personnes tant pour leurs origines et leur ethnie quelconque que pour leur statut social dans la société. La nature des hommes et sa globalisation fait qu’il y a interdépendance des civilisations, assurément on peut le constater chaque jour par les médias, dans nos quartiers, dans chaque endroit collectif public. Mais pour sauver l’humanité toute entière du moins la meilleure, il faudra peut-être envisager un jour le pire selon ma conviction profonde du moment : sacrifier une partie de nos civilisations j’ai nommé l’ensemble de la population issue du continent africain et des DOM TOM. Par ailleurs, le développement des sciences et des techniques et le niveau de développement des capacités  de nous tous, font qu’une société basée sur la satisfaction des besoins est possible, et non plus sur le profit, en procédant à une rationalisation soucieuse du bien être commun de l’utilisation des ressources naturelles, nécessaire sous peine de régression majeure. Car « Demain nous aurons faim » comme l’écrit Le Pull. On ne doit apprendre à consommer que ce qui est vraiment nécessaire, en abondance mais suffisamment, pour que tous se trouvent comblés.

Combler les besoins de tous nécessite un travail pour tous

Si le travail, et non seulement l’activité productive, ne pouvait servir qu’à répondre à des besoins, la division sociale de Taylor serait d’autant plus nécessaire. Pourquoi ? Nous sommes quelques millions dans le monde à se retrouver sans activité, abandonné, inutile ; à la réflexion se demandant si la vie a un sens. Il n’est donc pas question de laisser une partie des populations s’offrir l’exclusivité de travailler et de rendre service à tous les besoins exprimés. Nous devons tous être acteurs du bien commun. Donc chaque individu doit pouvoir offrir des compétences pour le bien de tous. Et s’il ne les a pas, les acquérir. Dans l’humanité toute entière –excepté quelques civilisations déjà nommés précédemment pour leur nature à l’agressivité et au détournement des démocraties- il n’y a pas de « bon élève méritant » et de « mauvais élève à exclure des communautés» ; tous le monde est un besoin pour tout le monde. Le rapport social se crée alors dans la relation, besoin-satisfaction. Comme le besoin est exprimé par une personne ou un groupe social et que sa satisfaction est réalisée par une personne ou un groupe, la relation dite « sociale » au sens d’égale à égale est à accomplir. La division-travail pour tous peut être : division technique, division sociale, altruisme.

Le capitalisme jusqu’à présent a changé fondamentalement le travail, et l’accès à celui-ci. Son contenu aussi, son but, les rapports humains. Le but du travail, et de la production par ailleurs, pour le capitaliste, c’est la valorisation du capital, le profit et rien d’autre, la satisfaction des besoins étant un moyen, non un but. C’est ce qui mène à une société de l’offre, en d’autres termes du gaspillage pour la partie excédent les besoins réellement exprimé, en vérité. On offre plus, beaucoup trop, que ce qui est nécessaire pour répondre aux besoins, d’où ce défaut des libéraux de vouloir la grande production….et l’exploitation. Le mode de production et d’échange précapitaliste était basé sur une hiérarchie pour l’essentiel liée à la place occupée dans la production artisanale de leurs propriétaires, les grandes corporations….Grandes fermes des seigneurs exploitant déjà les serfs, et les esclaves. Puis à l’ère du capitalisme est venue la théorie de Taylor : la division des tâches à la chaine : le célèbre exemple est la fabrication d’épingles. L’un des travailleurs est spécialisé dans la fabrication des têtes, un autre dans le corps de l’épingle, un autre encore dans le nettoyage, un autre dans le rassemblement de la tête sur le corps ; ainsi est né ce que nommera plus tard Karl Marx : la manufacture. La division du travail ainsi décrite partait du postulat de la conception artisanale, on recrute des artisans qui deviennent des ouvriers pour l’occasion, les tâches sont spécialisées en fonction des compétences de chaque artisan-ouvrier embauché à la manufacture. Ces artisans étaient des serfs, affranchis mais devenu ouvrier, toujours exploités mais différemment. La segmentation était telle que celui qui est spécialisé dans la fabrication de têtes d’épingles ne sait pas conduire le processus d’assemblement final, pas plus qu’il ne sache le nettoyer. On aboutit à du travail lourd et démotivant, à l’instar de l’emploi des usines actuelles qui, de plus, tendent à disparaître.

La revendication qui court est celle de l’emploi, permettant d’avoir un revenu, mais quel contenu à l’emploi et quelle intégrité possible dans l’entreprise dans lequel se situe ledit emploi ? Rouage d’une machine ou d’une organisation, « gorille apprivoisé » ou maître de son travail et fier de la qualité du travail bien fait ? Le programme de Taylor n’a pas pu être complètement réalisé, et nombre d’emplois nécessitant un savoir-faire, ne pouvant être confié à un « gorille », fut-il apprivoisé ; restructurer les postes de travail de toutes les entreprises du monde  est un vrai travail en tant que tel, créant un rapport social autre.

De plus en plus apparaît dans les revendications des travailleurs certes la préservation de  leur emploi, mais aussi du travail au sens de la valeur que se la représente son occupant, et qui permet de valoriser celui qui l’exécute et en possède le savoir-faire.

Paradoxalement, c’est ce processus d’aliénation et de censure qui permet de dépasser le travail humain pour le patronat, qui ensuite va pouvoir encourager à l’automatisation du processus, dépassant les capacités d’un salarié.

Ce sont la technologie et la science qui permettent cette élaboration, mais si d’autres pensent qu’elles sont relativement neutres dans les processus de production, l’utilisation des équipements conçus par les scientifiques est bel et bien un substitut destiné à remplacer l’homme dans l’industrie. Et leur développement est aussi régi par les rapports sociaux, ces mêmes rapports qui changent d’années en années encourageant à l’individualisme au détriment de la solidarité sociale d’antan, à cause de l’apparition des nouvelles technologies. Les développements scientifiques et technologiques donnent aujourd’hui les moyens à l’humanité de se libérer d’une production corporelle mais avec une société de production et d’échanges basée sur la valorisation maximale et rapide du capital, ce qui empêche les travailleurs de se libérer des contraintes imposées par le patronat.

La dépendance de l’activité scientifique à l’activité économique devient telle que cette volonté de mise sous tutelle au capital génère des situations particulièrement perverses ; Une soumission aux lois de l’approche publicitaire, de la séduction mercantile pour obtenir des crédits, impliquant des enjeux politiques électoraux.

La science et la technique sont devenues des moyens au service de « la croissance économique » et non plus des services pour le peuple, elles sont jugées sur des intérêts pécuniaires et non plus sur l’usage social désintéressé.

Communisme fiction, quand les usines tourneront toutes seules

Qu’on imagine l’entretien des infrastructures, routes, voies ferrés, réseaux électriques centrales… Le travail social devenant la règle, c’est un travail au service des besoins d’autrui, assurant le fonctionnement de la société, l’essentiel des biens nécessaires à la satisfaction des besoins individuels étant produit à l’avenir quasi automatiquement. Sans hommes ? Impossible. La qualité du bien –tant alimentaire qu’autre chose- ne peut être accomplie par la robotisation ; dans une telle société l’anarchie ne serait pas loin. Pour 10 000 raisons qu’il m’est impossible de décrire sur cet article. Inégalité devant la distribution, dévalorisation du goût alimentaire car les hommes ont besoin de sentir et d’aimer ce qu’il mange, enfin la productivité intelligente n’existe pas dans l’esprit d’une machine.

Un projet à l’échelle d’une nouvelle humanité ? La mondialisation, opérée à travers le développement technologique sauvage par ce prédateur qu’est le capitalisme, conduirait à ce qu’un projet communiste soit posé à l’échelle de l’humanité, au-delà de l’horizon des débats actuels et des pensées intellectualisés mais conformistes. Il s’agit d’une société basé sur le collectivisme absolu radicalement nouveau. Ce n’est pas pour demain, les communistes sont encore dans le flou et continuent à se contredirent en interne de leur parti, à douter d’eux même. Et pour ne rien arranger ils ont le défaut d’avoir la fâcheuse tendance inconsciente d’encourager la réussite sociale de cette nouvelle civilisation sur notre territoire au détriment de la nôtre, qui tend à disparaître sans que personnes puisse s’en inquiéter. Afin peut-être de disposer d’un nouveau quota électoral qui pencherait pour le communisme ? Probable mais pas sûr, j’ai vu des citoyennes d’origines maghrébines choisir le camp du front national ! Des habitants d’Afrique australe et des DOM TOM aussi.

En attendant, au niveau où nous en sommes tous, la modification structurelle se fait petit à petit et rien ne laisse présager la possibilité d’une fin du capitalisme. Bien au contraire. La moindre réforme fait descendre dans la rue l’opinion publique, les salariés les mieux lotis ceux qui bénéficient d’une protection syndicale et n’ont rien à craindre pour l’avenir de leur emploi : le personnel des entreprises publiques et semi-publiques. Mais si un jour de mon vivant, le travail de création, scientifique ou artistique au sens large, est appelé à devenir la seule et unique source du pays, de l’Europe voire du monde, la démocratie passera ou ne passera pas ; l’éducation des futures générations en tous cas devront choisir l’orientation de la recherche scientifique –vers quoi et pourquoi, quel intérêt et pour qui- et les réformes remplaçantes de nos services publics devenu désuètes, sinon marchandes et sélectionneur de clientélisme au service du capitalisme. Donc à remplacer au nom de l’humanisme. Et l’enseignement, la formation pour adultes aussi, devront tous deux pouvoir se poursuivre sans discrimination quelconque à l’échelle de l’individu, afin que tous puissent continuer une vie saine, aux besoins comblés, avec des compétences réactualisés au service de la société.  Déjà les jeunes qui n’ont pas fini leur cycle scolaire obligatoire et les étudiants pourraient participer à la vie économique et sociale, et non pas seulement pour servir une association caritative…. On pourrait envisager une réforme sur le rythme scolaire et les horaires obligatoires ; bientôt la différence entre les nouvelles générations et les personnes condamnées à l’inactivité disparaîtra. La libération du temps de chacun aussi pour le sport par exemple, les loisirs, l’art au sens large, des frontières là aussi qu’il faut absolument casser : remplacer « le travailler plus pour gagner plus » par « travailler moins pour que tous puisse travailler et obtenir une vie saine, équilibré ». Dans le même mouvement, c’est toute la société qui s’organise plus autrement, mais je souhaite que notre civilisation perdure, se développe et redevienne majoritairement la principale civilisation européenne.

Un programme pour le communisme, la liberté et la France

Ce programme ne verra jamais le jour, le PCF fait des concessions, des alliances, avec d’autres mouvements non communistes et notamment le PG de Jean-Luc Mélenchon. Pour constituer un Front dont les dogmes idéologiques divergent en interne ; un front qui ne dépasse pas les 20% d’électeurs à chaque échéance électorale. Le Front de Gauche. Ce FG qui au second tour fait alliance avec la social-démocratie pour ne pas dire les libéraux : le PS. C’est donc un programme qui fera son chemin le jour, où le PCF prendra enfin ses responsabilités : ne plus faire alliance… Un leader qui se présenterait au nom du PCF exclusivement comme l’avait fait Georges Marchais. Si vous allez sur le site du PCF ci-dessous rendez-vous compte, que le programme qui s’y trouve n’est pas celui du PCF mais celui de ce front défini plus haut ; une consolidation idéologique de divers mouvements tous plus différents les uns que les autres pour un seul candidat qui plus est s’avère être raciste à l’égard de notre civilisation et n’est pas né en France : Jean-Luc Mélenchon. Au mieux on peut trouver sur le site indiqué qui suit le manifeste du parti communiste, une charte fait par les cadres élus du parti, élaborée par et pour les adhérents ;  puis ceux et celles qui l’ont rédigé : ces mêmes cadres.

http://www.pcf.fr/

Pour le communisme

Par exemple un programme de baisse du temps de travail contraint d’une heure hebdomadaire par an sur 30 ans à production égale et consommation égale, avec la recherche d’une baisse du coût de l’énergie et de son utilisation seraient mobilisateur d’un changement de politique ; tant pour les travailleurs, l’écosystème que pour la modernisation des conditions de travail. Progressivement et concrètement on pourrait commencer par généraliser les 35h –ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui- et créer une loi pénale d’interdiction des heures dès la première heure sous peine d’emprisonnement (et non d’amende qui n’est pas contraignant loin s’en faut) ; puis 32h l’année qui vient ; 25h dans les deux années suivantes….enfin pour le reste des années diminuer d’une heure par an. Cela peut se faire à condition que le communiste élu à la présidence de la république ne soumette pas cette idée aux parlements mais l’impose d’emblée par voie d’ordonnance impérative. Une telle situation marquerait une rupture nette avec la logique du capital. Une telle baisse du temps de travail contraint ouvrirait la porte à une relance du travail social et à la démocratie citoyenne, au temps citoyen, à la liberté, à l’expression des besoins qualitativement nouveau mais spontanément exprimé par le peuple avant la production-satisfaction à contrario du besoin « psychologique » crée par le capitalisme exprimé dans mon article en première partie. (Cf. Le capitalisme financier par exemple). Ce serait l’enclenchement d’un processus révolutionnaire de dépassement du capitalisme et de ses fondements.

De plus, un tel programme de baisse drastique du temps de travail pose, en lui-même, le problème de la propriété des moyens de production et d’échanges. Ainsi, si l’on travaille tous et moins, on économise sur les moyens de production et notamment sur les matières premières, une meilleure utilisation de celles-ci, moins de gaspillage, moins de déforestation, une espérance de vie plus longue et une meilleure santé donc une économie sur la sécurité sociale et professionnelle,  moins de robotisation à fabriquer ; mais en revanche des emplois de services supprimés comme l’informatique, la comptabilité, les achats…. L’entreprise remplacée par les corporations ? Comme déjà dit dans mon article, les corporations ne pourront pas accueillir tous le monde, il y aura là aussi des exclus et ce, pour des motifs qui n’ont rien d’humanisme ou de démocratie.

Pour la liberté

Le concept de liberté est une construction humaine. La liberté n’existe pas ex nihilo son contenu dépend du temps et du lieu, et de l’entourage de l’individu. Mais encore des rapports des hommes entre eux à propos du travail, efficacité, stratégie. Il appartient aux communistes s’ils en ont la force et la volonté de tracer les grandes lignes de ce que pourrait être une liberté renouvelée, intégrant toutes les libertés et tous ce qu’ont apporté les luttes de classes à ce concept et rejetant toutes les perversions qu’en ont fait les idéologiques jusqu’ici dominantes. Il s’agit d’une bataille idéologique de très haut niveau qui ne peut se mener que dans un débat et une construction constante au sein du peuple français lui-même, en liaison avec d’autres. La libération du temps de travail proposé à la première partie du programme présent, permet d’avoir le temps pour se construire non pas seul, mais avec les autres. On ne peut parler de liberté sans parler de conditions de vie des individus. Il n’y a pas de réelle liberté sans logement, sans place dans la société, sans droit de parole et d’action, sans connaissances. Aborder le problème de liberté c’est aussi nécessairement aborder celui du savoir, des valeurs fondamentales qui font un pays. Etre libre c’est choisir, mais choisir c’est aussi renoncer au reste…parfois la contrainte de s’autocensurer, de sacrifier ou de se forcer d’oublier les anciennes convictions trop libérales, voire chauviniste. C’est aussi pour les autres d’oublier, de sacrifier ce qu’ils croyaient comme définitivement acquis, soit le mauvais communisme stalinien, voire l’URSS et ses mauvais penchants. C’est faire des concessions pour que tous aient sa place dans cette société humaine que les communistes souhaitent au plus profond d’eux : l’apparence, l’ethnie, la religion, le passé, l’état civil de chaque individu ne doivent plus servir de critères pour créer encore de l’inégalité, dans le pire des cas de l’exclusion sociale. Alors pour choisir il faut donc connaître, l’autre si celui-ci en donne l’occasion, l’inverse doit aussi être possible. Les objets, l’environnement, tous ce qui fait partie de la vie d’un être humain. Il s’agit là d’un enjeu fondamental de la citoyenneté. Une conception renouvelée et des réformes pédagogiques en milieu scolaire et en enseignement supérieur sont nécessaires, pour s’inspirer et s’approprier de cette conception citoyenne.

La liberté à créer c’est celle qui articule, individu, citoyen et société. Le citoyen doit être l’élément de base de la société, il est l’entrepreneur et l’acteur des rapports sociaux libres, avec son prochain pris individuellement, groupe d’individus le cas échéant ; et avec l’ensemble du corps social, comme acteur et entrepreneur des institutions publiques qui doivent être accessibles à tous et pour tous, quelque soit sa condition j’insiste ; la gratuité aussi doit être une valeur fondamentale, le bien ou service payant une exception.

Dans un premier temps, une nécessité absolue est de réformer l’ensemble des institutions pour donner aux citoyens d’être les acteurs des pouvoirs législatifs et exécutif, du pouvoir judiciaire aussi en qualité de jurés populaires et ce, notamment non pas seulement pour la partie pénale mais aussi civile et prud’homale. Le régime présidentiel est devenu vide de sens, le régime gouvernemental aussi. Les pouvoirs judiciaires ne sont plus indépendants car ils ont une fâcheuse tendance à prendre partie ; quant au conseil des Prud’hommes ce n’est pas une organisation judiciaire neutre : on prend à partie les demandeurs requêtant en fonction de leur sensibilité politique ou syndicale, quand ce n’est pas tous simplement leur apparence, l’ethnie encore une fois. Ajoutons les élus décentralisés…Enfin les parlementaires qui ne représentent plus personnes à part eux-mêmes et leur cercle d’amitié aux penchants égoïstes mercantiles. Des institutions fait par le peuple et pour le peuple : il ne reste plus que tous ensemble on puisse exprimer une volonté collective afin de se les approprier.

Pour la France

Décriée par certains, considérée comme dépassée, négligée par d’autres, la nation française reste le lieu d’articulation par excellence du local universel, elle est encore pour longtemps la matrice fondamentale de notre démocratie, avant tous autres projets ; c’est notre culture, un espace sur lequel l’Histoire nous rappelle les luttes pour la vie et pour un meilleur sort de nos semblables, les luttes de classes. La nation française est une longue histoire, Mais surtout une histoire très riche des luttes du peuple pour l’amélioration du sort humain ; et notamment l’émancipation au travail. C’est en 1358, le roi de France était Jean le bon, lors de la grande jacquerie –les jacques appelés ainsi pour leur appartenance sociale paysanne- réprimée dans le sang, que pour la première fois le peuple se réveille, avec la classe sociale aristocrate de l’époque, pour remettre en cause le pouvoir royal, mais chacun de leur côté, les intérêts de lutte étant divergents : les jacques voulaient s’émanciper au travail et avoir plus de nourriture ; il manifestaient contre l’aristocrate ; ce dernier étant un grand seigneur de son patrimoine dont les jacques faisaient parti. L’aristocratie manifestait contre le pouvoir royal direct pour verser moins d’impôts au roi, qui étaient versés en nature d’ailleurs. Afin de ne point perdre leurs terres, et de se retrouver sans rien. Les Jacques, les paysans réclament leur dû, le fruit de leur travail. Les aristocrates ne réclament rien, ils veulent juste conserver ce qu’ils ont déjà et verser leur dette à leurs subordonnés pour éviter une guerre civile…. Et c’est à travers une longue gestation d’un peu plus de 400 ans, marquée d’avancées et de reculs, de luttes populaires, de conceptualisation philosophique des lumières (Diderot, Rousseau, Voltaire….) de développement économique timide que se forge la nation française tout entière ; son identité et son peuple, sa tradition révolutionnaire aussi afin de continuer à améliorer le sort des hommes. C’est l’ambiguïté de la révolution française qui offrira toute son importance vers une nouvelle ère : originalité du peuple française. La bourgeoisie en tant que classe s’est crée à cette occasion, déclassant ainsi la noblesse aristocrate et remettant en cause le droit du sang. Mais ces nouveaux bourgeois n’ont pas été capable de faire la révolution seule comme l’ont fait les anglais quelques années avant 1789. Il aura fallu les jacobins regroupant ouvriers agricoles et artisans très pauvres représentatifs de la masse populaire. La bourgeoisie n’a pas su être fidèle à l’égard de ceux-ci, un compromis a eu lieu avec un pouvoir royal arc-bouté sur ses privilèges, et une aristocratie devenue minoritaire ; La nouvelle classe bourgeoise jettera après 1792 lors de la convention, les masses populaires dans la tourmente, leur faisant effectuer la rupture conflictuelle, donnant en même temps à son corps défendant, légitimité aux revendications populaires. D’où la volonté de Robespierre, de sacrifier cette classe bourgeoise à l’échafaud, dans les 8 ans qui suivent jusque 1800. Par la suite, pour établir son pouvoir de façon stable, la nouvelle bourgeoisie apparente du XIXe siècle, les conservateurs partisans d’un retour à la monarchie constitutionnelle, pour certains d’entres-eux plutôt républicains bonapartiste de la première heure, a écrasé la tentative révolutionnaire prématurée de la Commune en 1848, espérant casser pour longtemps toute perspective de « république sociale ». La France est une grande nation, par son histoire et par sa culture, aujourd’hui un pays devenu inaudible à l’échelle internationale : un peu trop altruiste au détriment de son propre peuple sans travail, certains mêmes sans logement. Mais le non de la France à la Guerre du Golfe, résonné à travers la planète, le non du peuple au projet de constitution européenne de 2005 n’ont pas encore fini d’interpeler au moins les esprits éveillés, au-delà de nos frontières, et pas seulement en Europe. La France n’est pas dissoute dans l’Europe. Nous attendons tous le Grand Soir électoral pour le démontrer à nouveau.

Une grande politique internationale pour la France

L’espace économique et géopolitique français ne peut se suffire à lui-même ; Il n’est pas question de se retrancher derrière les murs d’une forteresse du temps des chauvins du haut moyen-âge. Ou de revenir à une résistance gauloise face à l’envahisseur romain en des temps plus reculés encore. Mais il n’est pas non plus nécessaire de s’ouvrir à tous va au nom de l’humanité et de la solidarité pour les pays les plus pauvres ou les plus faibles. Il faut trouver le juste milieu. Comment ? Pour les communistes, la France, le peuple de France ont beaucoup à recevoir et à donner dans le monde auprès des autres peuples. Le rôle des communistes –du moins le prétendent-ils- est précisément de montrer comment doit s’organiser la place de la France dans le monde, tenant compte de ce qui est ressortit des accords avec les autres pays de la zone €uro, avec une réorganisation des rapports sociaux entre ces pays, et aussi ce qui est ressortit des accords internationaux extra-européens. La France doit rester maitresse chez elle, et doit conserver sa force en Europe et dans le monde. Une nation libre et indépendante.

L’une des premières mesures à prendre serait une invitation « à la paix des peuples du monde entier » et un appel à la coopération tant pour le partage des richesses provisoirement pécuniaires pour l’instant, dans le monde entier, que pour le partage des ressources naturelles notamment alimentaires et eaux. Coopération et paix doivent être les maitres mots d’une politique extérieure de la France. Deux personnalités sont à citer à cet égard : Georges Marchais (1981 dans son livre l’espoir au présent) : « l’indépendance française et une juste mesure de gestion de l’immigration ne doivent pas empêcher de rester humain, humaniste, idéalement communiste donc au moins de s’ouvrir à l’autre » ; François Mitterrand (1992 au parlement européen) : « Il faut concrétiser le projet européen, le traité doit être validé par tous, car reculer sur le projet de construction européenne, c’est revenir au nationalisme et c’est donc continuer de faire la guerre entre les peuples ».

En même temps, il s’agit de ne pas être naïf, l’expérience de l’URSS au XXe siècle doit servir de leçon. Guerre civile, intervention extérieure, sabotages en tous genres, guerre mondiale ou probabilité de guerre mondiale, guerre froide, course aux armements de nouveau. D’où l’enjeu d’instaurer une politique internationale mais mesurée, non au nationalisme pur et dur, monarchique ou chauvin, antisémite et conservatrice voire ultra libéral ; mais non plus à la mondialisation sans règles et sans morales, sans souveraineté, où une civilisation pourrait venir pour piller, violer, mépriser les droits de la civilisation qui la précède. De même une France cherchant une voie de dépassement du capitalisme serait en butte aux menées de l’impérialisme, et pas la meilleure de notre Histoire.

Internationalisme

En tant que peuple, quelles doivent être les solidarités à développer, avec les peuples et parmi ceux-ci les classes les plus opprimés ? Faut-il revoir nos mouvements, pour se libérer des chaînes capitalistiques ? D’autres mouvements idéologiques de résistance face au capitalisme européen et mondial doivent-elles être crées ?

Vive la nation !

Les nations occidentales ont tous eu leur période d’obscurantisme de 1917-1945 : National-socialisme en Allemagne, Fascisme en Italie, Franquisme en Espagne ; le communisme léninisme en Russie. Puis de 1946 à 1991 Néo-socialisme et sino-communisme stalinien parmi les nations orientales proches de l’URSS.  La France, elle, persiste dans ce qu’elle croit être un progrès : le capitalisme avec des penchants vers l’impérialisme que souhaite le FN. Les nations de l’Europe de l’ouest, se sont constituées à partir d’un système de fonctionnement libéral en gérant par voie diplomatique les contradictions internes. Cette construction ne s’est pas faite à partir de rien, mais à partir d’un Etat existant ; pour la France constitué par la convention de 1792. Un territoire, et un peuple, lui-même héritier de son histoire d’une génération à l’autre, avec des luttes, parfois sanglantes, parfois plus clémentes. La nation, par son caractère de classes, par l’histoire dont elle hérite est porteuse de contradictions et de conflits. Elle est homogénéisée par les institutions que représente l’Etat qui est une forme historique concentrée des rapports sociaux ; l’Etat est une matérialisation de l’unité sociale. Une volonté collective qui ne doit pas être dans les mains de minorités qui se prétendent représentatives du peuple parce qu’élu(e)s, mais une volonté collective du peuple par le peuple et pour le peuple tout entier, sans exception des individus je le répète ; il faut que les communistes comprennent mon insistance à ce propos. L’Etat est la forme d’organisation qui permet l’homogénéisation  de la nation, que ce soit par le droit, la force révolutionnaire ou l’idéologie, ou une combinaison de ces trois valeurs. Bien que le capitalisme puisse exister depuis des siècles sur notre territoire,  la nation peut être comprise comme une étape dans l’histoire de l’enracinement territorial de la production, de la consommation et des techniques. Les fonctions de production et de consommation ont été mises en œuvre de façon différenciée dans l’espace mondial par des cercles hermétiquement fermés organisés par des minorités d’actionnaires qui gouvernent le monde ; ces mêmes actionnaires qui sont propriétaires du capital de plusieurs multinationales et les plus importantes, dont nous dépendons tous. Au-delà de chaque Etat-nation ils décident du sort de chaque pays ; ils ont le pouvoir de fixer le sort de chaque territoire sans concessions ou compromis, si ce ne sont que celles qui servent leurs intérêts. Ces actionnaires ont eu besoin, pour se consolider, de se développer de manière interne à leurs bulles de décision. Ainsi, ils mènent entres-eux, la concurrence des capitaux et le fondement futur de chaque nation.

Sur la base même de la citoyenneté mise en place par les dirigeants mentionnés ci-dessus, seules les classes moyennes ont conquis une place dans la nation, contribuant ainsi à la réorientation du format capitaliste initial devenue ensuite un phénomène national difficile à combattre. La nation a joué en quelque sorte, au plan politique et économique le même rôle que sa stratégie adoptée au plan d’accès à la connaissance, et à la science. Cependant, elle peut devenir le terrain privilégié de création sociale et devenir ainsi, par exemple par voie associative, un bien collectif. C’est aussi pourquoi, dans son évolution récente, l’Union Européenne veut créer une Europe non plus des Nations comme la CEE des années 90, mais l’Europe des régions, calquée sur les landes allemandes afin de rendre plus difficile encore la remise en cause de son pouvoir. Par là même le projet ultime des libéraux est de créer ce que le Général de Gaulle a combattu durant son mandat présidentiel : les Etats-Unis d’Europe. Certaines et certains parmi nos chères amis spirituels sont déjà emballés par cette idée : Cécile Duflos pourtant écologiste et de sensibilité de gauche….Entres autres ! Qui aurait cru, qu’un jour, une partie de l’extrême gauche finirait  par céder, ce sont les écologistes. Ils sont malins ces dirigeants. Evidemment les américains les plus conservateurs jubilent à l’idée de l’aboutissement de ce projet.

Il est clair, par exemple, que la forme actuelle de l’Etat tend à ne plus être celle de l’Etat-nation mais celle de l’Etat-Concurrentiel, géré comme une entreprise. Le chef de l’état est toujours en voyage à l’étranger, en Europe, pour signer des contrats juteux qui, pour les plus naïfs, pourraient relancer l’économie, créer des emplois ou tout du moins maintenir l’économie libéral actuel déjà bien précaire. Un président faisant office de VRP. Un premier ministre qui fixe les règles reçues de Bruxelles et accomplit la politique à peine promise par le président, tant bien que mal.

Ainsi, dans l’espace européen et mondial, si des transferts de compétences sont possibles et probablement souhaitable par certains communistes qui voient rouge le nationalisme et bleu ciel la mondialisation, ces compétences ne sauraient en aucun cas entraîner des transferts de souveraineté. Les pouvoirs publics et leurs élus ont transféré leurs compétences depuis bien longtemps au service de la mondialisation, mais jamais, au grand jamais, les peuples n’accepteront de tergiverser leur valeurs humaines. La vocation des institutions françaises est de concourir à la formation d’une citoyenneté « du monde » ou d’une citoyenneté européenne. Elle est basée sur des valeurs qui ne servent pas les peuples ; des valeurs forgées pourtant au cours de l’Histoire depuis 1958 : laïcité déjà existante depuis 1905 mais renforcée peut être abusivement, le service public de plus en plus incompétent à l’égard des administrés, le droit du sol avec un risque d’insécurité civique etc. La « citoyenneté européenne » instituée par décrets européens est un objet politique non identifié, un OPNI ; il le restera encore longtemps.

La nation française est et demeure le niveau le plus pertinent d’articulation du particulier et de l’universel.

A propos de la réforme du système des retraites vers l’universalisme : retraite vs précarité ?

Ne croyez-vous pas que les politiques de tous bords, aujourd’hui Emmanuel Macron en poste avec le gouvernement d’Edouard-Philippe, sont très loin de la réalité des citoyens ?

Quand on sait qu’aujourd’hui 3 français sur 5 ont connu le chômage de longue durée au moins deux fois dans sa vie (in)active, que reste t-il pour nous autres, bénéficiaires du RSA, de l’ASS, de l’AH sinon le minimum vieillesse à 600 € par mois, qui, si je ne m’abuse n’est même pas cumulable avec l’éventuel possible d’un revenu social maintenu ?

Pourquoi ne pas envisager tout simplement un revenu universel à 1500 € par mois indexé sur les prix de produits primaires indispensables, des charges courantes de base, tout comme on le fait déjà pour le SMIC ? Je lis déjà dans l’esprit de certains d’entres-vous : « tu rêves mon pote »… et d’autres mauvais esprits rajouterai : « t’as pas beaucoup travaillé et tu veux en plus qu’on t’offre un cadeau ? Va dé rétro Fainiasse !  » Je répondrai à ces derniers que l’on ne choisi pas soi-même d’être au RSA ou au chômage de longue durée, mais que la société, les entreprises les premières concernées entre autres ! La vie toute entière nous y contraint… L’entreprenariat est effectivement une alternative à condition d’avoir les moyens, et la capacité… les milliards qu’a versé la France pour la guerre en Syrie, et d’autres dépenses étatiques aussi ridicules qu’absurdes et même injustifiées sont aussi tout autant contestables.

Nous avons là deux solutions donc : l’instauration d’un revenu universel à 1500€, revenu inconditionnel pour tous et nous avons l’argent pour le faire !

Ou bien,

Une politique du marché de l’emploi flexible à tel point que les diplômes ne vaudraient plus rien, que l’expérience professionnelle et les certificats de travail n’auraient plus aucun intérêt pour le recrutement dont la vocation première actuelle est de détruire, discriminer, démotiver le candidat qui veut travailler, en lui réclamant par exemple des preuves de son parcours : les coordonnées téléphoniques du/des client(s) pour les intérimaires, les coordonnées téléphoniques du/de (ses) précédent(s) employeur(s) pour les salariés en CDI. Bref, un droit de travailler pour tous, sans processus de recrutement.

Un marché du travail où l’entretien ne serait que pour faire connaissance et signer son contrat, sans parler de son cv, sans avoir à se justifier.

Allez, chiche, qui est partant ? hum ? Alors là, j’ai hâte de vous lire…

Bavière : Mein Kampf dans les programmes scolaires pour «immuniser» les jeunes contre le nazisme

Le parlement bavarois a discuté de l’introduction de l’étude de Mein Kampf d’Adolf Hitler dans les programmes scolaires. Une idée vivement décriée par les associations juives du pays pour qui ce livre n’est qu’un «concentré de haine antisémite».

Source : Bavière : Mein Kampf dans les programmes scolaires pour «immuniser» les jeunes contre le nazisme

Des formules de politesses agaçantes et pourtant…

Introduction : Stop à l’hypocrisie, s’il vous plaît !

Alors comme cela, c’est selon la manière dont je m’exprime que l’on peut déterminer ma personnalité ? Mais la liberté d’expression n’est-elle pas aussi la liberté d’utiliser les mots et adjectifs, les expressions que l’on veut ? Quitte même à les détourner de leur propre sens pour leur en donner de nouvelles voire créer des mots supplémentaires, comme le font si bien nos chroniqueurs télévisuels ? Et si ma manière de parler révèle mon état d’esprit alors tant pis ! ou plutôt tant mieux ! Car ils sont minoritaires ceux et celles qui peuvent déterminer une personnalité et un état d’esprit à partir de son mode de communication. Ce serait comme un appel au secours dans ma détresse d’exclus, de marginal…d’être humain original. Unique en son genre et fier de l’être ! Ce serait comme une bouteille à la mer envoyée par un homme tel que moi qui se trouverait sur une île déserte.

Oui c’est vrai le moral n’est pas au meilleur de sa forme, et ce, depuis les années 2000. Mais enfin, combien sommes nous dans cette situation ? Et pour ne pas arranger les choses, je m’enfonce. Le coup de blues, la nostalgie… Le peu de gens à qui j’ai encore la possibilité d’engager un dialogue -de sourd ?- se contente de hocher la tête faisant mine que bon, c’est pas si grave que cela. Et peut être même que j’exagère sur mes difficultés sociales. Que je pourrais de toute façon m’en sortir et mieux que les autres. Quelle ingratitude que ces gens ! Mais je continue à marteler ces gens tant bien que faire se peut. Ce sont très souvent des dialogues qui ressemble plus à des monologues résignés, démotivés, agaçants pour celui ou celle qui m’écoute raconter mes déboires. Des paroles composées de mots négatifs. Je raconte aussi que la France régresse, que cette nouvelle civilisation nous enfonce comme une nouvelle invasion de colons. Ceux qui ont construits la France depuis des siècles sont trahis. On peut se morfondre à l’idée que nous assistons impuissants depuis quelques années maintenant au triomphe d’un modèle libéral aux penchants impériaux. Des penchants qui ont pour vocation de parrainer une catégorie de population au détriment d’une ou de plusieurs autres. C’est un modèle mondialisé, anonyme, en tous cas certainement pas pour les français ! Le monde a cessé d’envier la France, maintenant il la méprise.

On peut aussi paniquer à l’idée que nous assistons au quotidien à la fin d’un monde, remplacé par un autre, et pas le meilleur ; que chacun d’entre-nous est seul avec ses problèmes. Cependant, ce n’est pas la fin DU monde. Jusqu’ici persuadé de sa domination sur la nature et les évènements de toutes sortes, l’homme du XXIe siècle va devoir s’adapter à « l’incertitude ». Une transition qui effraie d’autant plus notre vieux pays que nous sommes convaincu d’avoir inventé la démocratie, à tel point que rien qu’à l’idée de savoir que le monde peut tourner sans ma petite existence m’effraie. En mon absence, contre moi. Eh, je me plait à penser que l’empire bonapartiste n’est plus. Que je ne suis pas le centre du monde -mon dieu, heureusement, quelles responsabilités aurai-je ! Et ce n’est rien de le dire ! En quelques décennies la France est devenue une puissance par l’image que l’opinion publique veule bien lui attribuer. La pilule est dure à avaler. Ayant découvert les limites de mes actions à tel point que j’en fini même par douter de les avoir réalisés, angoissé par l’incertitude et la peur du lendemain, je suis devenu nostalgique après tant d’autres je suppose. Je finis par douter de moi-même, de mes capacités tant intellectuels que physiques. Le passé est encore l’objet qui permet de se replier dans son cocon et de rester heureux avec illusion. A contrario de la réalité où le déclin et la survie sont de mise, et c’est tout ce qu’il me reste. Le monde de demain appartient aux français de ce siècle, et à ceux et celles qui s’y sont préparés. A la marge, je n’ai pas su et je n’ai pas pu m’y faire : famille, argent, réseaux de contacts réels pour ne pas confondre avec les contacts virtuels des réseaux sociaux, tous ceux-ci je n’ai pas su me les constituer et j’ai bien peur que ce soit fini pour moi. Le suicide ? Non. Quand on croit en Dieu on ne fait pas des choses comme cela. Alors je subis. Il me faut changer ? devenir optimiste ? avoir une vision plus positive de mon existence et conserver une vitalité juvénile ? Illusion.

Et si je deviens attentif à la banalité de mon existence je risquerai de tomber encore plus au fond de mes chaussettes. Dois-je alors changer ma façon de parler, si peu que je trouve du monde à rencontrer ? En écoutant ma propre voix et décrypter ce qui ne va pas. A défaut de pouvoir changer le monde à mon avantage, il me faudrait changer mon regard sur celui-ci. Oui mais comment ? Les mots et les expressions  qui me permettent de décrire mes ressentiments seraient à changer ; changer ma vision pessimiste des années à venir. En toute circonstances et quelques soient les difficultés de la vie. Ce n’est pas une torture mentale ? Un défi au delà de ma volonté.

Des formules de politesse devenues insupportables ou vides de sens : « bonne continuation » et « bon courage » ; ou bien : De la résignation opposé aux projets

Cette façon soit disant « correcte » de conclure avec ma personne ne s’arrête malheureusement pas aux portes des entreprises dans lesquelles j’ai travaillé, pourtant ces formules de politesse semblent être né en milieu professionnel ; des formules que l’on utilise plus souvent au sein des entreprises qu’ailleurs. Mais pas que. Pas un lieu, un moment, une occasion, milieu social où ne soit prononcé en boucle et trop souvent ce funeste encouragement. Un excellent indicateur qui est révélateur d’un monde divisé en deux : les optimistes qui ont tendance à rebondir et réussir après un échec, et les autres qui sont devenus pessimistes par la dureté du temps et du manque d’argent ; laissés au bord du chemin, ils sont nommés par nos dirigeants politiques : « laissés pour compte ». Ces mêmes dirigeants qui exigent des autres le respect des règles ou des valeurs alors qu’ils sont eux mêmes incapables de s’y plier. Une absence d’exemplarité à tout égard. Plus proche de nous, les managers des entreprises manque de courage et vont au plus simple : la rupture du contrat à l’amiable. Ils ne s’embêtent pas à déceler le mal être au travail, l’ennui ou la routine sinon le burn-out dû à la sur-activité au sein de leurs équipes et refusent de prendre les mesures appropriés dès lors qu’elles sont douloureuses pour le/les salariés concernés.

Mais le plus révélateur dans cette nouvelle façon de se saluer ou de se dire au revoir pour toujours me paraît être l’absence de compassion à partager que ce soit au sein des entreprises ou de la société civile au sens large. Cette salutation qui a tout ce qu’il y a de plus méprisable plutôt qu’un véritable encouragement est aussi la plus destructrice. Quand j’entends ces formules j’acquiesse mais avec la boule au ventre. Alors je refais le monde, n’ayant pas la possibilité de changer de vie : je ne peux pas déménager, je ne peux rien m’offrir, et je n’ai pas la certitude d’avoir un lendemain prometteur à bâtir après avoir encaissé de telles politesses. Oui, j’ai un désir d’avenir, oui j’ai encore la naïveté de croire que tout est possible, c’est d’ailleurs la seule arme anti-dépresseur encore susceptible de fonctionner ! Dans le même esprit, profitons de cette occasion pour tailler dans la paille à une autre habitude absurde et vide de sens, la question la plus débile de la vie des entreprises sinon des quartiers, parce que la plus mécanique ou la moins sincère : le « bonjour ça va ? ». Lequel d’entre nous va en effet répondre devant tous le monde : « ben non ça va pas vraiment, j’ai des problèmes d’argent, ma mère/ma famille/mes enfants/mon voisin/ ma femme etc. m’agace et je préférerais être en vacances aux Baléares (qu’importe le lieu) plutôt que de me taper ma connasse de chef ou mes collègues qui passent leur temps à me torturer par leurs petites phrases de mépris ou leur regard malsain interrogatif sur la manière dont je m’habille ! »

« Un petit café ? »; ou bien De la routine qui s’oppose à l’ambition

Avez-vous déjà prêté attention à l’usage permanent que font tous les « français » de l’adjectif « petit » ? Le « petit » français -comme si tous les français étaient médiocres à l’égard des beaux maghrébins qu’il nous faut admirer et craindre à tous pris et gare à celui qui ne se conduit pas en humaniste à leur égard !- Le « petit » comptable -comme si le métier de comptable était forcément un métier ringard, dépassé, qui ne s’adresse qu’à ceux et celles qui ont moins bien réussi que leur congénère- un « petit » café -comme si le fait de prendre une pause ou de consommer un café était forcément symbole de fainéantise ou destiné aux fonctionnaires certainement en sous-activité- etc. C’est peut-être la manière dont on utilise cet adjectif qui est le pire à combattre ; mais il y a pire et plus méprisable : parler d’un petit vieux ou d’une petite vieille est rarement synonyme de respect ; tout comme petit français ou petit comptable pour une personne en pleine force de l’âge. Réfléchissez un instant à la journée d’un français salarié qui travaille dans le secteur marchand, qu’importe le métier exercé. Vous. Moi. Votre conjoint(e). Vos amis. Nous tous. Et parfois même votre employeur ou manager du service dans lequel vous vous situez !

En vérité le mot petit est mal perçu. Allez dire à votre boulanger du quartier issu de la diversité telle expression : « il a réussi le petit marocain ? il est enfin devenu un petit boulanger ? » Et vous aurez une réaction qui justifie le sens que l’on interprète à cet adjectif. En vérité toutes les personnes qui ont de l’ambition ne veulent pas vivre de routine et de petit café. Tous les acteurs que nous sommes de notre propre vie -subie ou choisie- savent bien que chacun d’entre-nous avons des projets qui nous tiennent à cœur ; certains s’efforce de les concrétiser ou de s’en rapprocher selon leurs moyens, d’autres les repoussent ou les mettent en « Stand-by » en espérant un jour y revenir. Aucun être humain ne doit donc être traité de petit. Un entrepreneur a pour ambition de porter son projet d’activité au plus haut point et devenir leader de son secteur. Il espère réussir comme Bill Gates ; Un salarié a pour ambition de grimper dans l’organigramme de son entreprise sinon l’organigramme social du monde du travail ; Tout sportif de haut niveau sait qu’il lui sera impossible de progresser s’il n’a pas pour ambition de devenir le champion dans l’esprit de l’opinion publique ou médiatique : prenant référence sur Yannick Noah pour le tennis par exemple, Mohamed Ali pour la boxe, Zinédine Zidane pour le football. Peu d’hommes ou de femmes politiques en vérité, bien qu’ils prétendent le contraire, réussissent véritablement s’ils n’ont pas pour projet -en secret- de parvenir au poste suprême, sinon à un poste de ministre ; prêt(e)s même à faire des alliances sur le dos des électeurs pour faire avancer leur carrière. Pour la simple et même raison : réussir à tous pris autant que possible, ne pas être « petit », ne pas tomber dans l’exclusion, « rester dans le coup », être le meilleur etc.

Sinon : aspirez à devenir le roi de votre quartier, d’autant plus si vous résidez dans un quartier dit « sensible » et que vous êtes français depuis des générations vous échouerez à coup sûr. Vous pouvez toutefois continuer de rêver sous votre couette. Rêvez de dominer le monde et vous réussirez. Pendant votre sommeil ! En fait, la réussite n’est possible que si la réalité objective vous donne les bagages et les moyens humains d’y arriver. Encore faut-il les trouver ! Ce sera une réussite à votre mesure et selon les décisions que vous aurez prise. Votre personnalité peut aussi contribuer à concrétiser votre réussite. Dans la mesure de vos moyens et de vos capacités, du degré de volonté que vous y aurez investi. Quelle qu’elle soit. Vous serez forcément allés plus loin que ceux qui ont moins de volonté ou qui se contente du peu de leur existence. On dit souvent « la nuit est de bon conseils » : les rêves nous éclairent sur nous-mêmes et sur nos capacités à nous épanouir. Seul un rêve donne de l’énergie, le courage et le talent de surmonter les obstacles qui se dressent inéluctablement sur la route de celui qui se prend en main. Cependant il y a le désespoir, le sentiment, puis le choix de ne plus tenir compte de ses rêves nocturnes. J’ai fini par me faire une raison drôlement pessimiste : m’interdire un avenir prometteur correspondant à tous mes rêves nocturnes, ces messages me rappelant à quel point je peux devenir « un autre ». Faute de volonté : trop d’obstacles, frustrations, défensive et je me surprend même parfois à penser que le monde, veut m’empêcher de réussir. Alors je me conforte dans la médiocrité du mort vivant attendant le jour J où tous basculera en ma faveur ! Un mythe bien sûr. Je laisse passer le temps et les gens, les évènements que je vois à travers la télévision dans mon canapé douillet, seul endroit où je me sens en sécurité.

Mon expression pessimiste : « le problème c’est que… » ou bien Du défaitisme à l’opposé de la confiance en soi/aux autres

A l’image du classique écolier thèse/antithèse/synthèse, je trouve toujours le moyen de m’excuser ou de trouver des arguments pour me dire au final que « ce n’est pas la peine d’essayer »… ; chaque échange semble désormais construit sur un schéma :

  1. sujet
  2. exposition du/des problématique(s) qu’il faudrait affronter
  3. Absence de solution(s),

C’est à l’instar de ce que peut faire un candidat lorsqu’il doit choisir entre deux propositions d’embauches (de plus en plus rare surtout quand il est au chômage depuis bien longtemps) : il se fait un compte en T et pose les + et les – afin de se décider. Mais dans tous les cas quelque soit la méthode utilisé c’est le troisième volet du triplet ci-dessus qui est le plus inquiétant… que l’on se plaise même à conclure soi-même sans consulter. C’est donc un raisonnement qui tourne en boucle : des problèmes, encore des problèmes, toujours des problèmes, rien que des problèmes ! Oui, c’est bel et bien le regard que je porte trop souvent sur les évènements qui rythment mon quotidien, et pour ne rien arranger, il est fort à parier que je ne soit pas le seul.

Car l’air de rien, cette habitude a fini par me conditionner en me faisant imaginer parfois le pire, ou le moins pire…Donc toujours le pire ! J’imagine déjà des difficultés partout, même et surtout là où il n’y en a pas encore. Avec mon état d’esprit et mon attitude, je vais même finir par les provoquer, je les fais survenir consciemment ou inconsciemment à force d’être convaincu de leur avènement proche ou lointain. Plus grave est encore la capacité à anticiper ma prise d’initiatives, ou à me replier pour ne courir aucun risque. Mon existence serait tellement plus appréciable, et mon niveau d’anxiété presque absent, si j’étais enfin capable d’évacuer ce réflexe anxiogène et d’apprendre à dire : « la solution est…. ». Dans cette société  pesante qui empêche chaque individu de mener sa propre vie comme il l’entend, toute personne qui a une déontologie et une moralité propre  doit être capable de comprendre qu’à l’heure actuel il est impossible pour beaucoup d’entre-nous de se dire « la solution c’est que… »

« Pourvu qu’il ne m’arrive rien » ou bien De la peur opposé à l’audace

Le citoyen n’a plus confiance envers la politique ou la justice, les services publics et parfois même envers le réseau associatif ; le salarié n’a plus confiance en son employeur/son manager ou ses collègues (et vice versa) ; le consommateur n’a plus confiance envers le commerce et notamment l’agroalimentaire ; le patient n’a plus confiance en son médecin, son chirurgien-dentiste, son ophtalmologiste, son psy ; certains internautes ou téléspectateurs trouvent à peine à faire confiance aux médias, etc. Soit nous sommes paranoïaques, soit schizophrènes, parfois les deux. La normalité humaine tend à disparaître, nous voyons le danger partout, nous cherchons par tous les moyens à réduire le risque en le contournant, voire à l’éliminer. Ce n’est pas de la caricature, voyez-vous même, cher  lecteur, vous en êtes vous aussi. Deux exemples flagrants : la falsification ou le trafic de faux documents (diplômes, certificats…) en vue de retrouver ne serait-ce qu’un simple emploi alimentaire plus facilement et, l’ubérisation de l’économie.  Pas moi me direz-vous ? Alors vous faites partie des minorités. Notre pays a instauré depuis 1969 le laxisme ; la France a toujours fait croire à son peuple que personne dans le monde ne menacera notre pays, les socialistes disaient que la France et les français ce sont les coqueluches de la planète. Qu’elle n’a rien à craindre, que l’insécurité, le racisme -à notre égard- le mal-être, le chômage et la pauvreté ne sont que fumisteries et croyances mentales à traiter via une ordonnance médicale pour en guérir. Cette ordonnance qu’est notre constitution largement méprisé par la nouvelle civilisation. La berceuse illusoire : « prend ton cachet et va te coucher cela ira mieux demain », C’est ce que les pouvoirs publics nous ont toujours dit, au fond . Le réveil est brutal ? n’est-ce pas. Vous n’avez rien vu et moi non plus d’ailleurs. Nous n’en sommes qu’au début des problèmes.  Une chose au fond de notre cœur est à rappeler et il ne faudra pas l’oublier : surprotéger une famille, un individu, un peuple -d’autant plus si la protection est superficielle et inefficace- affaiblit. Abruti. Entreprendre aguerrit, renforce. Être acteur de sa vie rend fort et éveille notre conscience la remplissant de lucidité, de stratégie, de bon sens.

Quand les français cesseront de gémir sur les boulevards avec leur banderoles ? Quand le droit de grève sera t-il remis en question ? Mais aussi quand comprendront-nous qu’une protection de l’État est nécessaire à condition qu’elle soit juste, équilibré, rationnelle et nécessitant la transparence avec le peuple ? C’est un paramètre nécessaire pour l’estime de soi, pour que chaque membre de la Nation puisse retrouver confiance en lui même. Personne bien sûr n’aspire à un monde totalement impérialiste -bien que nous en approchons de plus en plus faute d’une gauche plus forte- un monde intégralement individualiste sans aucune règle de vie commune où l’anarchie serait la règle et où l’on ne prendrait pas en considération l’état du monde que nous pourrions laissé aux futures générations. En attendant, l’inaction est de mise et l’action de moins en moins prioritaires. Plus de Rsastes, de chômeurs de longue durée, de moins en moins de salariés et d’entrepreneurs. L’Histoire s’accélère, les années défilent de plus en plus vite, et la facture de l’immobilisme s’alourdit chaque jour davantage. C’est pas moi qui vais changer cela sur moi-même ! C’est aux élites politiques, aux associations, aux organisations syndicales et aux dirigeants d’entreprises de prendre les meilleures décisions pour nous autres, puisque c’est eux qui décide de l’état de notre économie et de notre vie sociale !

Ce sera tous ? Eh non, j’ai encore des choses à vous faire lire. Ou bien : De l’indifférence à l’opposé de l’empathie

On peut d’ores et déjà cité Anatole France : « J’ai toujours préféré la folie des passions à la sagesse de l’indifférence ».

A une époque où nous avons tous le sentiment d’avoir réponse à tous grâce aux millions de ressources que l’on peut trouver sur le web, pourquoi irions-nous voir notre employeur, notre psy, notre famille, nos contacts et discussions sur Viadeo ou LinkedIn, Facebook, Twitter, doctissimo, Comment Ça marche etc. qui souvent n’en savent pas plus que nous, ou qui à l’inverse nous perçoivent comme des imbus d’esprit ou des a-progressistes ne comprenant rien à rien ? Ne souriez pas, car notre incapacité à faire rêver les autres est en partie due au manque d’envie qui nous caractérise désormais et qui nous entraîne dans les à priori sur autrui. A force de renoncer à mes projets faute d’argent, s’installe jour après jour la résignation sur moi-même. Quand comprendrons-nous que la solidarité collective n’est pas seulement une qualité humaine nécessaire pour ses proches, mais une arme stratégique en n’importe circonstances et pour tous ? Cette aptitude à comprendre et à ressentir les sentiments et les émotions des autres est la clé de base à un encouragement vers la solidarité nationale. Et son absence, l’explication de nombreux échecs, le libéralisme et les inégalités. Ce n’est pas le « système » qui fait les gens. Ce sont les citoyens à travers les urnes aussi, que le « système » peut changer.

Vivement la retraite ? ou bien : De la souffrance en opposition au plaisir.

Citation de Schopenhauer : « Aujourd’hui est mauvais, et chaque jour sera plus mauvais que la précédente, jusqu’à ce que le pire arrive ».

C’est effectivement quand on a touché le fond et qu’on a tout perdu -sans domicile et sans revenu, sans amis et famille et sans emploi- que l’on prend conscience de soi : la véritable raison de son existence et son but, qui je suis et que dois-je faire ? Où vais-je et pourquoi ? Que vais-je faire maintenant et comment ? Sinon ? Et vous ça va ? Hommes ou femmes de toutes classes d’âges du plus jeune travailleurs au senior, un nombre croissant de nos concitoyens semblent aujourd’hui partager la même ambition : quitter au plus vite le monde du travail, devenu pour eux un véritable enfer. Et pour nous autres un univers devenu inatteignable. Sur tous les sites des réseaux sociaux et notamment Facebook, Doctissimo…je lis des commentaires d’internautes probablement salariés qui semblent haïr leur job autant que leur entreprise ou leur manager, au point d’y voir l’origine de tous les problèmes de leur vie personnelle. Je lis aussi d’autres commentaires qui visent les chômeurs, mis à l’index.  A la télévision il existe une caricature humoristique  du monde du travail et particulièrement à propos de la fonction public : le succès de la mini série Sophie & Sophie sur Canal+, cette caricature des administrations notamment ministérielles et préfectorales à la française, dont les deux comédiennes incarnent la paresse du monde du travail. Râleuses, prétentieuses, moqueuses, irrespectueuses, les deux secrétaires d’accueil franchouillardes du XXe siècle participent dramatiquement à la banalisation de « l’environnement bureau » ;  on se plait à croire d’ailleurs que « c’est partout comme cela que ça se passe ; tous secteurs, toutes tailles d’entreprises, publics ou privé.

Faut-il être mal dans sa vie pour avoir à ce point envie d’en changer au plus vite ? Pour les chômeurs de longue durée la réponse coule de source ; pour les salariés c’est une autre affaire ! Ces « victimes » se rendent-elles compte de la chance qu’elles ont d’obtenir un emploi et d’avoir un salaire, ne serait-ce que la moitié du SMIC ! De vivre dans un pays où la dictature latino-américaine ou iranienne a peu de chances de voir le jour ? Un pays où l’accès à la santé via une mutuelle permet d’avoir une belle paire de lunettes, des dents bien soignés, un remède contre la grippe la plus mortelle ? Nulle part ailleurs des institutions comme chez nous existent. Pas même en Allemagne. Si dans les autres pays européens le marché du travail est plus flexible, en revanche le fonctionnement institutionnel est plus limité. Sait-on au moins que la vieillesse ne vient pas seulement par la calvitie ou la blancheur des cheveux, le vieillissement des cellules ou l’assèchement de la peau, mais elle vient d’abord par l’esprit : on devient vieux quand nos regrets prennent le pas sur nos rêves et que l’on n’a plus de projet ou l’envie de se projeter dans l’avenir. Sondés par CSA en octobre 2011, 62 % des français estiment que le travail est avant tout « un moyen de gagner de l’argent » et seulement 37% y voient d’abord « un moyen de s’épanouir ».

Des hommes et des femmes qui ne peuvent s’empêcher de traiter les chômeurs comme assistés et travaillent d’arrache-pied 60h par semaine jusqu’au burn-out pour se faire bien voir de leur employeur. Sont-ils conscient de la dérive de leur esprit abrutis par le besoin de plus d’argent et de notoriété. D’appartenance. Sinon. Les patrons se complaisent à penser en secret quand ils rencontrent leur salarié en début de journée : Combien allez-vous me coûter aujourd’hui ? Plutôt que brave salarié rentable comment allez-vous ? Ces salariés ont-ils conscience des dégâts causés par des objectifs inatteignables, l’absence de reconnaissance, la pression des actionnaires auprès de la direction exécutif, la dictature du court terme ? Mesurent-ils le péril qui menace, s’ils s’avèrent incapable de renouveler leur motivation et celle de leur équipe s’ils sont manager ? Car ne nous y trompons pas : rien n’est définitivement acquis au XXIe siècle, tous s’achète et tous se vend. Votre personne peut être remplacé au même titre qu’une simple photocopieuse de couloir implanté entre les toilettes et le comptoir d’accueil, votre compte courant bancaire peut se fermer et vous pouvez vous retrouver sur le fichier Banque de France d’un simple clique-ment de souris. Vous pouvez être effacé d’un simple système informatisé et d’une réalité sociale devenu trop complexe pour vous y maintenir comme citoyen de droits. Nul n’est pourtant condamné à souffrir si une nouvelle révolution voit le jour : un printemps arabe à la française bien de chez nous.

 Et maintenant direz-vous cher lecteur : il est bien gentil de nous raconter sa vie…mais il raisonne mal et a forcément tort ; ou bien : De la méchanceté opposé à la compréhension

Faites ce test que voici : Allez sur Google, tapez « con » et « gentil »… et vous tomberez sur la célèbre citation « trop bon, trop con »,  dont la variante « trop gentil, trop con » va avec ; cette dernière variante viendra également en tête de vos recherches. Moi je l’ai fait pour vous montrer, mais vous vous en rendrez compte si vous le faites vous-même :

https://www.google.fr/search?q=con+et+gentil&ie=utf-8&oe=utf-8&gws_rd=cr&ei=efPzVoWDEoeDO-3gotAC

A l’origine du syndrome de la schizophrénie, il y a le « décalage entre l’univers d’Amélie Poulain que les japonais et les américains ont dans la tête à propos de Paris et la réalité de la vie parisienne ». Le décor correspond à une caricature du français urbain ; à contrario de la vraie vie  :  Hypocrisie, dénigrement à l’égard des français non issus de la diversité, stress, angoisses du lendemain ; le mythe du parisien des années 50 a bel et bien disparu. Au dernier classement de TripAdvisor décryptant les témoignages de 75000 internautes dans le monde, Paris et sa banlieue se place au 33e rang sur 40 pour la convivialité de ses habitants. D’après un autre sondage international réalisé en 2008 les français sont désormais considérés comme les touristes les plus odieux, au niveau mondial. L’explication est donné : le grand remplacement dénoncé par Eric Zemmour ! Si l’on approfondit les résultats du sondage en y ajoutant des critères tels qu’ethnie, religion, implantation géographique etc. on pourra constater de quels français il s’agit ! Et ce, un pays classé 19e sur 21 évalués ! Mal élevés, peu respectueux des valeurs du pays de destination balnéaire, peu respectueux des coutumes locales et notamment des personne issue de communautés ethniquement différentes. Détritus etc. Évidemment ces « français » n’auraient pas cette attitude en Afrique et notamment au Maghreb ou proche de l’équateur. Seulement chez les autres bien sûr, surtout à l’égard de ceux et celles qui ne leur ressemblent pas.

Il est vrai que nous autres avons deux défauts : l’avarice et le manque de volonté d’apprentissage des langues étrangères. En revanche nous passons notre temps à revendiquer, à nous plaindre, à refuser ne serait-ce que la moindre réforme si peu qu’elle puisse améliorer le sort des plus miséreux ; Aucune population au monde ne descend dans la rue pour tous et n’importe quoi comme nous le faisons, préférant depuis des siècles faire la révolution  plutôt que des réformes. Le français syndiqué va à la manifestation avec la même jubilation apparente que s’ils se rendaient à un pique-nique, banderoles, pétards ou lacrymogènes, et hauts-parleurs en plus ! Encouragés par la lâcheté de ses dirigeants politiques et autres chroniqueurs intellectuels du « dimanche »  plus soucieux de leur carrière que d’honneur vis à vis du peuple et des promesses non tenues, pourquoi les grévistes qui ont toujours une place bien au chaud dans leurs multinationales se priverait-il de ce moyen festif et efficace pour obtenir le retrait des réformes qui font mal ou qui dérangent, ou pour sauvegarder le maintien de leurs avantages acquis, fussent-ils parfois dramatiquement inutiles ? Un pays qui compte autant de manifestants « professionnels » prenant plaisir à réciter des slogans ou des phrases toutes faites a-t-il un avenir ? Personne ne nie les difficultés auxquels nous sommes confrontés. Tous les débats sont utiles, et toutes les opinions respectables.

Ça ne marchera jamais, ou : Du pessimisme en opposition à l’optimisme

Et si… ça ne marchait pas, en effet ? Pas facile ensuite de remonter la pente et de vaincre les doutes. Non pas tant ceux des autres, dont le geste et/ou le regard suffit parfois à m’anéantir, alors que je devrais m’en affranchir. Mais bien les miens, qui n’attendent qu’une chose pour remonter à la surface dès lors que j’avais réussi à les enfouir dans un petit coin de mon inconscient. Le simple fait de se poser ce type de réflexion me terrifie. Et s’il me venait à penser qu’un nouvel échec surviendrait sur un futur engagement… Acheter un appartement ? J’ai 40 ans au moment où j’écris ce billet ; je n’ai pas de ressources ni de capacités à emprunter donc c’est sans illusion. Vivre une passion ? Laquelle ? Je n’ai pas la volonté de me poser la question. La seule question que je me pose aujourd’hui est plutôt de savoir comment m’alimenter, au jour le jour. Se lancer dans un challenge sportif au delà de mes limites ? La volonté n’y est pas. La solitude y est pour quelque chose dans cet état d’esprit. Déménager dans l’une des villes où j’ai toujours voulu habiter ? On revient toujours au même problème : l’argent. Dire « merde » à tous les consultants en recrutement et les DRH de nos entreprises françaises par téléphone/mail en dénigrant leur proposition d’embauche pour un emploi alimentaire quand ceux-ci le font ? Je ne peux pas me le permettre.  Si un jour par miracle j’obtenais un emploi je pense qu’il me faudra adopter la même position que les salariés actuels : accepter des valeurs qui ne sont pas les miennes, encaisser les mépris et préjugés de ma hiérarchie et de mes collègues, me rendre chaque matin sur mon lieu de travail avec l’estomac en tire-bouchon.

Rares sont ceux d’entre nous pouvant sérieusement affirmer ne jamais avoir renoncé à la véritable liberté : celle de retrouver son enfance quand tout petit, nous n’étions inquiets de rien. Notre entourage familiale et nos amis, nos collègues ou voisins nous rappellent à chaque instant que l’enfance est bel et bien fini, que nous sommes responsables de nous-mêmes, des autres, on nous rend même responsable de ce qui se passe ailleurs en France et dans le monde. N’oublions jamais que nous sommes d’abord et surtout, des êtres humains doués de raisons et d’émotions, doués de sentiments et de fantasmes, d’imagination et de raisonnements. Mais nous sommes aussi influencés et influençables. Nous sommes donc normalement constitués : nous avons alors le droit d’être inquiet sur nous-même et à propos de la société dans laquelle nous vivons. Le désespoir n’est jamais loin, il nous attend à chaque tournant au bout de la rue, mais l’espoir aussi. La crainte d’échouer empêche le challenge. Je fuis quand c’est plus facile de fuir, je relève le défi quand celui-ci me paraît simple à relever. Je renonce au progrès quand il ne sert pas mes intérêts. Je dis oui à l’innovation et au progressisme s’il me rend service à moi aussi. Nous sommes tous pareil. Notre ego d’abord.

Ne pas oublier qu’un message négatif peut parfois se substituer à dix messages positifs. Garder le moral en toutes circonstances. Avoir envie d’un autre avenir que celui-qui m’est fort probablement imposé et croire en moi quoiqu’il arrive. Savoir différencier le provisoire du définitif, le transitoire du permanent, se dire que « ça passera » en cas de coup dur et reconnaître qu’il y a rarement mort d’homme ; et que ailleurs dans le monde, il y a certainement ne serait-ce qu’une personne qui vit une situation plus dramatique encore. Ne jamais croire qu’un échec est définitif ou fatal quelque soit sa nature et sa cause quand bien même quelques mauvais esprits se plairaient à me prétendre le contraire. Voir les solutions ou compter sur « sa bonne étoile » là où les autres ne voient que des problèmes ou des obstacles. Et imaginer que l’optimisme se propage partout et sur tous le monde. Le plus difficile pour y parvenir est de me débarrasser des préjugés et des à-priori. Mes propres croyances résultantes du vécu ou non, mes expériences passées, le regard des autres sur ma personne, les moqueries -même les plus ridicules- de mon entourage sur ma prétendue existence en ce bas-monde. Pour abandonner le Pourquoi du pessimisme, je devrais adopter le comment de l’optimisme actif, celui qui ne renonce jamais parce que c’est compliqué ou difficile, et qui persévère tant qu’il n’a pas atteint son but, ou tant qu’il n’a pas trouvé le moyen d’y parvenir. Michel Audiard disait : un con qui marche va plus loin que deux intellectuels assis

Voltaire écrivait : j’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé. Sigmund Freud et Joseph Murphy deux psychanalystes passionnés des pouvoirs de l’esprit disait : l’esprit a des pouvoirs sur le corps et sur les capacités de réussite sociale. Des chercheurs de Harvard auraient ainsi analysé les résultats de 200 études reliant les fluctuations émotionnelles aux risques de développement de maladies cardio-vasculaires. D’autres résultats avancent que les optimistes de nature vivraient plus longtemps, réagiraient mieux face aux maladies et guériraient  plus rapidement, tandis que des travaux scientifiques prouveraient que la gratitude et la bienveillance font gagner des années de vie en plus, avec un corps en bonne santé. Je persiste donc à croire en mon potentiel individuel bien plus grand que je ne pourrais le croire et que ce que les autres pourraient penser à mon sujet.

Et si ça marchait ?

Mon pays : la France. Ou de ma fierté d’appartenance opposé au dénigrement sous prétexte que la mondialisation est un progrès

Gandhi disait : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ».

Oui. Mais sans l’aide du monde je ne peux incarner le changement, ou disons que le changement ne peut s’opérer sans l’entraide simultané de tous. Avant de chercher à changer le monde, il faudrait déjà d’abord penser à ses pairs qui souffrent. Notre civilisation de souche, puis notre continent. Donc la France puis l’Europe. Je revendique donc le titre de ce chapitre sans gêne mais avec nostalgie. J’intègre ce chapitre dans ce billet car il n’est pas hors sujet de penser que les formules de politesses ne viennent pas seulement des personnes mais aussi de cette mondialisation libérale qui a contribué à changer les esprits ; les gens passent leur temps à se mépriser en se souhaitant bon courage/bonne continuation comme si de toute manière leur destinataire ne pouvait compter que sur lui-même ou en tous cas pas sur celui qui souhaite un malheur quelconque par de tels formules à son égard.

La France de Voltaire, de Rousseau, de Bonaparte, de Jaurès, de Marchais, Mendes France etc. n’est plus. Nos générations actuelles ont tendance au fil des années à dire que la France n’a jamais eu de passé à elle, que la France est un pays d’immigration, qu’il n’y a jamais eu un peuple mais des peuples. Que la France n’est rien d’autre qu’un pays de migrants et c’est à eux qu’elle doit sa fierté ? Voici les expressions qui reviennent souvent au XXIe siècle : « Les Français de souche ? Tous des nuls ! Y’en a marre ! C’est foutu !  Ce n’est pas de ma faute si tous ces français sont racistes et limités, je n’y suis pour rien ! Ce n’est pas mon problème ! Et puis quoi encore ? Ça m’est égal, avec ce que je gagne !… » Derrière tous ces clichés à propos de notre civilisation une seule et même posture face aux difficultés du moment :  rien n’est de ma faute, plus d’avenir ici, courage fuyons ! Ces français issus de la diversité sont devenus les champions de la critique stérile ; la diversité se plait à être aussi le champion de la victimisation. « Si je ne râle pas, je n’existe pas. Si je veux voir disparaître ces têtes blondes de mon petit univers alors je dois systématiquement chaque fois que c’est possible les dénigrer, et quand je peux, les faire passer pour raciste, sinon pour imbu d’esprit. » C’est leurs pensées profondes. Ils ont un travail, on en a pas. Ils ont un logement à Saint-Germain-des-prés ou à Gennevilliers et peuvent en changer tous les ans s’ils n’en sont pas satisfait, on peine nous autres, à obtenir ne serait-ce qu’un logement social qu’importe l’endroit et le quartier.

Rien n’y personne ne trouve grâce à leurs yeux s’ils ne sont pas de la même communauté ou proche, et s’ils ne pensent de la même manière. Pas même la France désormais objet de tous les mensonges frustrants et de la plupart des violences verbales ou physiques, des murs salis d’immoralité, des détritus et des mollards sur les trottoirs. Et s’il est une expression qui incarne mieux que tout autre la relation compliquée que nous entretenons avec Marianne, c’est bien celle consistant à désigner sans cesse « CE » pays plutôt que « NOTRE » pays, à chaque fois qu’une critique est à formuler. Et Dieu sait si les occasions sont nombreuses. L’objectif est évident : affirmer un mépris à l’égard des français d’origine aryennes ou proche de l’aryen -comprenez français blanc qu’importe la couleur des cheveux- ou de ceux qui dirigent quand ils ne servent pas les intérêts de la communauté diversifiée, nous démarquer des uns comme des autres et surtout n’être jamais solidaires de ces mêmes français à propos des décisions qu’ils prennent ou des choix qu’ils font pour « ce » pays qui, bien que pays de naissance n’est pas le nôtre. C’est là l’un des but de ces français issu de la diversité.

Cette incroyable capacité au détachement des communautés ethniques dans leur environnement naturel leur permet d’établir une frontière étanche entre ce qu’ils pensent être leurs immenses qualités personnelles qu’il nous faut à tout pris idolâtrer, sous peine d’être exclus de ce système ; et l’incompétence attribuée à nous autres ; c’est d’autant plus surprenant que ce communautarisme nommé « diversité » est considéré malheureusement par la majorité de la population comme parfaitement naturelle et légitime. Camouflé par ailleurs d’un mensonge populaire : le refus de les intégrer. Si j’avais l’opportunité d’engager la conversation avec des personnes ouvertes d’esprits issu de ma communauté, tranquillement, je dirais que je n’ai rien à voir avec le prêt-à-penser du moment, et que si j’étais amené à gouverner mon pays la France ne serait certainement plus la même. En tout cas les choses iraient beaucoup mieux. Évidemment me croit qui veut. Je peux me tromper, mais je serai prêt à parier  que si un homme ou une femme politique  -de préférence nationaliste ET de gauche- qui s’obligerait à ne plus jamais parler de CE pays, mais systématiquement du SIEN, marquerait des points dans l’opinion. Car à l’instar des images ou des messages subliminales qui s’adressent à notre inconscient, insérées par des propagandistes manipulateurs, nul doute que le dénigrement de notre communauté pour des motifs dites « démocratiques » finit toujours par discréditer leurs auteurs.

Cette propagande se fait aussi au sein même des entreprises, entre salariés, parfois entre managers et un ou plusieurs membres de leurs équipes. Combien se font licencier pour motif personnel ou économique ? Parmi ceux-ci, combien d’entre-eux réussissent à rebondir s’ils sont d’apparence aryenne ?  Puis combien parmi ceux et celles qui ne rebondissent pas et finissent dans la catégorie des pauvres sans travail ont-ils accès aux réseaux associatifs sinon aux dispositifs d’insertion mises en place par le gouvernement du moment ? L’histoire personnel de chacun(e) d’entre-eux est-elle au moins écoutée attentivement par les travailleurs sociaux sensés aidés tout être humain qui trouve à peine de quoi vivre ? Et au sommet de l’organigramme social combien parmi nous admettent qu’effectivement les vrais victimes de la discrimination sous toutes ses formes sont bel et bien les blancs ? Les autres diront bien sûr que c’est de la propagande « d’extrême droite ». Autant de questions laissées sans réponses qui en disent long sur l’absence total de démocratie participative réelle, de liberté d’expressions, de fonctionnement démocratique des institutions et des structures associatives, un sentiment de non-appartenance à la France en somme et la volonté de se différencier de la France « profondément » française, à tout pris.

Le dénigrement existe aussi à l’extérieur de nos frontières, où il est facile de mesurer l’écart grandissant qui nous sépare de nos voisins allemands et américains par exemple, « Quelle différence avons-nous avec la France ! Quel contraste entre leur énergie communicative et nos avancés technologiques, nos flexibilités pour l’emploi, quelles chances de ne pas avoir les grèves et manifestations permanentes empêchant le pays français d’avancer ! quel bonheur de travailler avec des gens qui sont dynamiques et motivés a contrario des fainéants français qui veulent toujours travailler moins et avoir plus ! » A peine posé le pied sur le sol américain ou asiatique, nos pairs en vacances ou pour le travail à la solde de leur entreprise seraient tentés d’approuver des avantages que nous n’avons pas. Et la tentation est grande de dénigrer l’Hexagone à chaque fois qu’un des habitants de notre pays  tant visité nous interroge sur la situation française… Du Moyen-Âge à la Révolution en passant par le siècle des lumières au début du XVIIIe siècle ; les exemples abondent de cette détestation liée à la jalousie de notre culture et de notre Histoire, et de cette incompréhension aussi, généralisée. Mais soyons honnêtes. Quelle satisfaction retirons-nous de cette passion française, si tant est qu’elle soit au moins connu ?

Dénigrer est producteur de haines, de communautarisme ; et nous met dans l’incapacité  à agir faute de moyens et d’un nombre suffisants de français blancs. Au fond de nous-mêmes si nous écoutons notre voix intérieur, ne ressentons-nous pas de temps en temps une forme de gêne, voire de haine, face à de telles mépris de notre existence ?

« Y’en a marre. »

OK. Marre de quoi, de qui ?

« Tous des nuls ! »

Pour quels motifs sont-ils nuls, et que proposes-tu ?

« C’est foutu »

Et donc ?

« Je n’y suis pour rien »

Ah oui, vraiment ?

« On a déjà tout essayé »

Ah bon, vraiment ? cherchez bien, prenez votre temps !

Bien sûr, puisque l’on teste en boucle depuis des années les mêmes vieilles recettes, et que l’on répète toujours les mêmes arguments, que l’on a toujours les mêmes préjugés ! Aucun progrès n’est atteignable sans une forme minimale d’appartenance à une  communauté. Aucun pays ne peut s’épanouir si chaque individu de souche n’y met pas un peu de bonne volonté pour ses pairs. La solidarité commence d’abord par l’entraide entre semblables, avant de l’envisager pour d’autres communautés puis, au delà de nos frontières ; en vérité une solidarité avec des inconnus qui nous méprisent spontanément aux premiers abords est-elle nécessaire ? Il est grand temps de s’en souvenir, et d’arrêter de critiquer « CE » pays…

L’étranger ou De la xénophobie opposé à l’ouverture

L’étranger… Cet être que l’on définit ainsi selon les convictions de chacun d’entre-nous :

  • Pour certains, il est celui ou celle qui n’est pas encore en Europe mais qui s’apprête à s’y rendre.
  • Pour d’autres il est déjà sur place, sur le territoire mais n’a pas encore obtenu la carte de séjour.
  • Pour d’autres encore, il est sur le territoire et remplis bien les règles d’autorisation administrative : la carte de séjour est valable jusque la date de péremption qui y figure ; il devra penser à se rendre en préfecture pour la renouveler si obtenir la Nationalité française ne fait pas partie de ses projets.
  • Une autre catégorie de population encore, considère qu’il/elle est étranger(e) tant qu’elle n’a pas obtenu(e) la nationalité française, ou bien si la naissance ne s’est pas faite sur le territoire.
  • Enfin, combien sommes-nous, moi en tout cas, considérons qu’une étrangère/un étranger n’est rien d’autres que ce qu’il/elle est : une personne né sur le territoire ou non, de nationalité française ou non, dès lors  que l’une des cinq premières générations précédentes proviennent du continent africain.

J’invite tous les lecteurs de mon blog à préciser leurs convictions racistes, à segmenter leur xénophobie non plus envers tous les étrangers mais exclusivement à l’égard des personnes issus du continent africain : noirs et civilisations arabes. Ils nous détestent et nous le rappellent tous les jours à travers les reportages médiatiques ; mais encore dans notre immeuble, dans notre quartier, le commerce, les services publics et le secteur marchands : rendons le leur ! Certes à l’égard des étrangers en général la xénophobie et le racisme sinon l’antisémitisme ne sont jamais loin, c’est tellement plus facile de détester que d’aimer. Mais ceci nous empêchent de voir dans l’autre, un alter ego avec qui nous pourrions utilement échanger, vivre, travailler, décider : il s’agit de s’ouvrir au monde indien, asiatique, israélien voire palestinien, amérindien, continent américain dans sa totalité, russe, australien… Tous sauf les africano-maghrébins quelques soient leur lieu de naissance ; ces derniers étant de comportements malsains à notre égard. Ils ont tous. Constatez aussi que les autres étrangers n’ont rien tous comme nous autres. En l’occurrence je n’encourage aucun d’entres-vous à vous conduire en raciste à leur égard car ils le font largement à notre place, mais surtout de ne pas se rabaisser à leur niveau de comportement quel-qu’ils soient. Pour plus de détail cf ceci :

https://jeremiedeniscolombes92.wordpress.com/2015/10/17/un-combat-pour-la-france-je-suis-nous-sommes/

Cependant il est nécessaire de se poser quelques réflexions à leur propos : Que vient-il faire ici ? « Leurs » écoles de médecin sont-elles aussi bonnes que les « nôtres » ? Est-il vraiment compétent, s’il est franco-maghrébin, ou de couleur ? Je suis tenté de dire « Vive le local, puis l’Europe d’abord et sus au global ! Des incompétents embauchés plus facilement, des entrepreneurs moins efficaces et moins respectueux de leurs clients que nos congénères bien français sinon d’autres étrangers bien meilleurs. Avec les résultats que l’on sait. Autrement à l’échelle de notre territoire les conséquences de leur présence sont déjà connu : Chômage persistant, croissance en berne, banlieues à feu et à sang, multiplication des délocalisations, explosion des revendications types SOS RACISME et Cie multinationale de la victimisation et du prêt-à-penser, montée des extrémismes pour ne rien arranger, fuite des cerveaux, évasion fiscales, perte d’influence en Europe et dans le monde, système éducatif inadapté et santé publique en voie de précarisation, disparition de la reconnaissance des personnes motivées à leur travail (quand ils en ont un), négligence des droits aux RTT (dont les mauvais esprits  préfèrent l’appeler « Reviens de Temps en Temps »), déficit abyssal sans fin, divorce entre salariés et dirigeants d’une part, des dirigeants et des chômeurs d’autre part, enfin des salariés et des chômeurs, discrédit de la classe politique, incapacité à expérimenter des voies nouvelles, pressions de la rue, déficit du dialogue social sinon des minorités inaudibles, institutions incompétentes, etc.

Dans les entreprises il est d’interdit de dire, ou d’exprimer son rejet de l’autre sous peine de perdre son emploi ; et pour cause : la majorité -comme déjà dit plus haut- qui s’y trouve est issue de la diversité ! Toujours désireux de s’internationaliser encore et toujours, les dirigeants d’entreprises veulent faire évoluer les esprits et les pousser à voir désormais la planète comme un terrain de jeu habituel. Et gare à celui ou celle qui s’oppose à la diversité : il sera catalogué au banc des chauvinistes imbus d’esprit. Faut-il les appeler nos voisins, Nos collègues ? Nos collaborateurs locaux ? Faut-il se contenter de citer leur pays d’origine comme des fans -ou leur « double-nationalité » que nous autres n’avons pas- comme des idolâtres dans l’extase d’admiration de leur existence ? L’essentiel du prêt-à-penser est de rayer définitivement le mot « étranger » de notre vocabulaire afin d’éliminer tout risque de connotation négative voire d’amalgame anachronique. Ouvrons-nous aux autres mais pas à n’importe qui ! Apprenons d’eux quand ils s’intéresseront à nous. Mutualisons nos bonnes pratiques. Observons nos différences et copions-nous mutuellement afin de compenser l’insuffisance ou le manquement de l’autre. Prenons l’air du large, et si l’on peut voyager, partons sans a priori ni œillères à la découverte de tout ce qui ne nous ressemble pas, si peu que l’autre fasse de même pour nous.

Nostalgie : c’était mieux avant ou De la lâcheté opposé au courage

Un jour, en rentrant chez moi, je me suis fait insulté par un jeune dont je ne donnerai pas plus de 13 ans, de « vieux con ». J’ai 40 ans. Je ne me suis pas arrêté, quel genre de conversation aurai-je pu avoir avec un esprit en début d’apprentissage de la vie ! Un phénomène souvent appelé au sens large, au delà de ma personne, celui de cette même injure : « vieux con ». Et puis il y a les expressions qui se transfèrent d’une génération à l’autre : « De mon temps… », « Quand j’étais gamin », « à mon époque… », etc. Autant d’expressions que les gens de ma génération finiront peut-être par utilisé sans même nous rendre compte du ridicule de nos propos. Un phénomène qui dure probablement depuis au moins trois siècles. Et puis, il y a la formule nostalgique : « C’était tellement plus facile avant ! » Réponse de l’interlocuteur destinataire : « Ah oui, vraiment ? » A ce moment là moi je serais tenté de lui dire Oui, vraiment. En fait tous dépend pour qui. C’est un peut comme l’étranger au chapitre précédent ; il y a le « bon » étranger avec la définition que chacun voudra donner, puis le « mauvais » étranger. Eh bien pour la nostalgie c’est pareil : Il y a « la bonne nostalgie » et la « mauvaise ». Tous dépend du passé de chacun et de quoi l’on parle.

La mauvaise nostalgie reprendra quelques exemples comme le suivant :

    • « Peut-on imaginer ce que représentait la perspective du goulag qui a plané pendant des décennies au dessus de la tête de tous ceux qui osaient exprimer des opinions contraires au pouvoir en place dans l’ex-Union Soviétique ? »